Les 25 ans des Vieilles Charrues (2016)

C’est avec une excitation certaine que je claque la portière de la voiture et allume l’auto-radio ce jeudi 14 juillet. Des enceintes sortent les sons de la playlist Deezer « vieilles charrues 2016 » qui m’accompagneront jusque Carhaix.

Au programme, un anniversaire à fêter avec quelques amis pendant 4 jours.

Résultats des courses, nous étions 278 000 « convives » venus célébrer les 25 ans des « Vieilles Charrues ». Un record !

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Un invité de marque cette année, le Soleil, qui a participé à la fête sur la totalité du festival. Pendant les 2 derniers jours, une chaleur accablante s’est imposée et ne s’est pas fait que des copains.

Le thème du festival, cette année, était le rétrogaming (clin d’œil aux premières années du festival). Par conséquent, les « Mario » étaient légion sur le site de Kerampuilh.

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A l’arrivée sur le site, c’est toujours un réel plaisir de découvrir les nouveautés, les changements, notamment au niveau de la décoration. BRAVO à toute l’équipe pour l’aménagement des différents espaces et pour ce fabuleux plafond de lasers qui recouvrait la plaine à la nuit tombée.

Chacune des journées commence par un passage à l’espace presse, pour saluer les copains et aussi prendre connaissance des conditions de prises de vues. Pas d’énormes surprises cette année.

Des déceptions malgré tout : quelques photographes seulement peuvent shooter Michel Polnareff du pied de la régie centrale (mouais !), aucune photo pour Pharrell Williams ni pour Lana Del Rey (qui descendra souvent de scène pour faire des selfies avec les fans du premier rang !).

En fonction de ces informations, il faut établir un programme de concerts à couvrir selon nos affinités mais aussi par rapport aux horaires et à la distance à parcourir entre les scènes. Des choix sont à faire. Eh oui, on est aux Charrues et le terrain de jeu est immense. L’an prochain, la présence d’une cinquième scène est envisagée. Je pense qu’une préparation physique s’imposera…

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Jour 1 :

Last Train ouvre le festival à l’heure du goûter sur la grande scène Glenmor. La programmation de ce groupe de jeunes rockeurs fougueux m’a surpris à cet horaire. Pour les avoir déjà vus, il est certain qu’une prestation de nuit est plus performante. Mais ceci n’enlève rien à leur talent.

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Ladylike Lily, étiquetée « Label Charrues », joue sa pop pétillante sur la scène Grall. Cette jeune bretonne revient dans ce festival avec un registre nouveau. Ses chansons folks de l’album précédent font désormais partie du passé. A suivre…

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Her, constitué de 2 ex-Popopopops, hypnotise les festivaliers devant la scène Kerouac par leur musique pop sensuelle. Une découverte en ce qui me concerne. Super !

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Retour devant Glenmor pour, enfin, voir Jeanne Added sur scène. Son charme, son univers rock conjugués au timbre de sa voix me cueillent. De la grande classe ! Bravo !

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Mansfield.TYA, composé de 2 filles, propose une musique plutôt « recherchée » qui n’aura pas de prise sur moi. Leur univers mélange la musique baroque et la techno.

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Changement radical de registre avec The Kills qui vivront leur rock frénétique sur la scène Kerouac au son des riffs électriques bien saturés. Le public est au taquet. Le show est tant visuel que sonore. Un grand moment !

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Après quelques hésitations concernant l’autorisation de shooter Les Insus, l’info tombe : OK pour les 3 premiers morceaux (comme d’habitude) et… les 3 derniers ! Yes ! Cadeau ! Je suis aux anges. Fan de la première heure de Téléphone, je suis impatient de remonter le temps et de revivre les émotions de mon adolescence. Pour tout dire, je suis un peu inquiet quant à la prestation. J’ai quelques doutes sur la voix de Jean-Louis Aubert. Dès les premiers accords et les premières paroles, mes inquiétudes s’envolent. C’est nickel. Je savoure ! Les poils… Wow… ça fait du bien ! Quel show ! Deux heures à quelques centimètres du sol. Mon TOP de la journée, vous l’aurez compris.

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Un petit saut rapide pour voir Mickey 3D qui me décevra. Pour l’avoir vu ici même il y a quelques années, j’ai l’impression d’assister au même spectacle, au même registre. Pour sa défense, il passait juste après Les Insus

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Ce premier jour se terminera par un feu d’artifice.

Une super première journée qui me fera malheureusement trop vite replonger dans la réalité en apprenant l’horreur de l’attentat perpétré à Nice.

Et bim ! Nous qui chantions à pleine voix, quelques minutes plus tôt, qu’on rêvait d’un autre monde… Le retour à la vraie vie est violent, brutal.

 

Jour 2 :

Retardé par les embouteillage dans Carhaix, je rate Dominic Sonic. Arghhh… ce n’est donc pas encore cette fois que je le verrai sur scène.

Lou Doillon avance sur l’immense scène Glenmor, visiblement impressionnée par la foule compacte qui l’attend. Elle propose un set de chansons qui ravit les festivaliers.

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Tindersticks, groupe anglais, joue son rock hypnotique de manière nonchalante. Je découvre ce groupe qui ne me laissera pas un souvenir marquant. Une bonne musique à écouter au calme, chez soi.

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Le groupe suivant, Fidlar, qui nous vient de la West coast US, me rebooste par sa musique punk. Un très bon set. Pour info, le nom du groupe vient d’un magasin de skate de L.A. (Fuck It Dog, Life’s A Risk).

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J’écouterai la prestation de Michel Polnareff en partie depuis la salle de presse. Mais la qualité du show m’invite à me déplacer sur le site pour mieux en profiter. Sincèrement, un très bon moment. Un show à l’américaine mené par des musiciens et des choristes au Top. Nostalgie communicative sur la plaine de Kerampuilh. A l’issue de ce concert, une minute de silence (attentat de Nice), se pose sur le festival. Émotion.

Changement de registre avec le rappeur Vald. Le public est là et l’accompagne en reprenant ses textes.

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Très heureux de découvrir Parov Stelar en live. Le show est tout à fait à la hauteur de mes espérances. Les festivaliers sont emportés par l’électro swing énergique du groupe. Super !

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Soom T, accompagnée de musiciennes uniquement, envoie son ragga pop teinté de soul avec une énergie impressionnante. Belle presta ! A suivre…

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Le groupe mythique Pixies entre en scène à 22h30. Forcément, un grand nom de cette édition, attendu par les groupies des débuts. Culte, évidemment.

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Jour 3 :

Le cagnard s’est abattu sur Kerampuilh pour cette troisième journée. Les rares endroits ombragés sont pris d’assaut.

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Je commence par la conférence de presse de Ibrahim Maalouf. Cet homme est, non seulement un musicien hors pair mais aussi un orateur talentueux. Son spectacle généreux est une tuerie. Il invite sur scène l’école municipale de musique de St Malo pour sensibiliser le public à la fermeture envisagée de celle-ci. Puis c’est le Bagad du bout du Monde qui le rejoint. Le public est conquis. Une image cuivrée du bonheur partagé. Un de mes concerts préférés de cette 25è édition.

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En accord avec la météo du jour, Calypso Rose emmène le public sous des latitudes plus exotiques. La Queen du calypso n’hésite pas à risquer quelques pas de danse accompagnés de son sourire immuable. La joie de vivre en personne. Et tout le monde se souhaite d’avoir autant la patate à son âge.

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Duo émérite de la chanson française, Alain Souchon et Laurent Voulzy embarquent les festivaliers dans leurs ballades universellement connues. C’est une chorale géante qui envahit la plaine. C’est bien aussi la chanson populaire.

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C’est avec plaisir que je retrouve, une semaine après le Festidreuz, les fougueux membres de Hyphen Hyphen. Une énergie du début à la fin du show. A la fin de leur set, nous venant de Nice, ils lanceront un « qui ne saute pas n’est pas niçois » d’anthologie en hommage aux victimes de l’attentat. Émotion, encore.

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Suede, groupe britannique entraîne le public dans son univers glam rock.

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La tête d’affiche de la soirée The Libertines est là, sur l’immense scène Glenmor. La foule est compacte et impatiente d’entendre les premières notes et les voix de Pete Doherty et de Carl Barât.

Un rock comme on aime. Excellent !

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Pour terminer cette journée, je rejoins la scène Grall pour écouter d’autres « revenants », Louise Attaque. Rien de bien nouveau mais c’est toujours un bon moment de les entendre.

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Jour 4 : DSC_2085 copy DSC_2261 copy DSC_2264 copy

La pétillante Jain embrase la plaine dès 14h et s’étonne de la vitalité des festivaliers à cette heure si précoce et sous un tel cagnard. On est comme ça aux Charrues ! Vue aux Indisciplinées en novembre dernier, je suis ébahi par l’assurance qu’a pris cette jeune femme sur scène. Quelle prestation ! Bravo !

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Denez Prigent entame son concert de Kan Ha Diskan et de chants bretons sur la scène Glenmor. Je regrette qu’il n’ait pas proposé certains de ses morceaux mixant différentes musiques comme l’électro par exemple.

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Le tout jeune anglais Jake Bugg fait craquer les filles du premier rang. Il nous emporte dans son univers folk country. Belle voix, belle presta !

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Retour devant Glenmor. De nombreuses têtes ont du mal à voir par-dessus les crash barrières. Le public est extrêmement jeune. Les enfants attendent avec impatience leur idole Louane. Elle saute sur scène tout en chantant. Et tout cela avec le sourire. De la fraîcheur, bienvenue sur la plaine arrosée fréquemment pour éviter les coups de chaud. Vivifiant, généreux !

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Je découvre Las Aves, groupe français proposant une pop électro mâtinée de hip hop. Bien !

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Too Many Zooz, groupe US, n’a pas de chanteur. Trois musiciens occupent la scène et leur musique « brasshouse » est un curieux mélange de jazz, hip hop, électro, funk… Intéressant.

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Editors sera pour moi LE groupe de la journée. La prestation scénique du chanteur à la voix chaude est impressionnante. Le rock puissant, électrique accompagne des mélodies obsédantes. TOP !

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Un petit tour pour découvrir la « chill wave » d’Odesza avant de revenir devant Editors pour savourer la fin du set.

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L’heure de fin approche et avec elle, la clôture de ce festival…

Major Lazer sera le dernier groupe à se produire. Les fans sont impatients. Un festival de lumières, de canons à rubans et confettis, de mapping et jeux scéniques époustouflants. Un show à l’américaine quoi ! Un excellent choix pour terminer cette 25è édition.

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« Voilà, c’est fini… » Une édition de très haute tenue, encore.

De très bons moments, de partages, de rencontres, de rires mais aussi d’émotions.

Ce cru des Vieilles Charrues restera malheureusement quelque peu terni par l’attentat de Nice, souvent évoqué par les artistes sur scène. The show must go on.

Un grand MERCI à toute l’équipe des Vieilles Charrues et au staff de l’espace presse pour l’accueil et la disponibilité.

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P.S. Les 25 ans des Vieilles Charrues se poursuivent à Central Park NYC le 1er Octobre… Amazing !!!

 

Texte et Photos Bertrand Corre

Remerciements au Festival des Vieilles Charrues

Copyright Bertrand Corre pour Live !!

Plus de photos de ce festival ici

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