Avishai Cohen à La Nouvelle Vague

Jeudi 30 novembre, direction La Nouvelle Vague de Saint-Malo pour découvrir sur scène un grand monsieur du Jazz : Avishai Cohen. Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est un jazzman israélien nourri d’influences multiples allant de la musique classique, à la pop en passant pour la musique folklorique juive. Il a joué avec Chick Corea dans les années 90 (rien que ça) et une de ces références majeures est Jaco Pastorius (il y a pire), une légende des bassistes de Jazz-Rock. Voilà de quoi passer une belle soirée. Il nous présente son dernier album « 1970 », qui dévie du classique jazz instrumental en allant piocher dans la musique funk, hébraïque, latino, en fait tout ce qui a fait d’Avishai Cohen ce qu’il est aujourd’hui.

 

Quand le Jazz s’ouvre à d’autres horizons…

 

Avishai Cohen à la Nouvelle Vague

 

Dès l’arrivée sur scène du groupe, c’est une superbe ovation qui monte de la fosse, chose assez rare pour un concert jazz. Ils sont 6 à accompagner Avishai : la chanteuse Karen Malka, le claviériste Jonatan Daskal, le batteur Tal Kohavi, le percussionniste Itamar Doari (qui est spectaculaire à voir), la violoncelliste Yael Shapira et Elyasaf Bishari à l’oud, basse électrique. C’est dans un esprit de fête que la soirée se déroule, Avishai ayant écrit dans la presse avant le concert qu’il voulait faire danser Saint-Malo. C’est vrai qu’avec sa musique faisant la part belle au groove, à soul funk des années 70, le public n’a pas trop de mal à se mettre dans l’ambiance et à bouger. Autant c’est rare de l’entendre chanter sur ses autres opus, autant ici une place importante est laissée à sa voix chaude de baryton accompagné avec grâce de la superbe voix de Karen. Son jeu de basse est fluide, rapide et précis. Il nous fait admirer toute sa technique pour la mettre au service de la mélodie.

 

Avishai Cohen à la Nouvelle Vague

 

Pendant sa prestation, il va nous interpréter tout son album, de « Song Of Hope » en passant par un hommage aux femmes avec « My lady », une reprise des Beatles «  For No One », sa magnifique version funky latine de « Motherless Child » de Harry T. Burleigh et toute la rythmique Cubaine salsa de « Vamonos Pa’l Monte » avec des solos jouissifs. En une douzaine de morceaux, on fait un tour du monde musical. La rythmique Occidentale se mêlant à l’oud oriental pour donner un mélange savoureux. À souligner aussi la grande maîtrise des musiciens qui sont juste parfaits.
Bien évidemment, ce style ne comblera pas les férus du jazz instrumental qui ont jubilé sur « Seven Seas » ou « Aurora » qui sont des chefs-d’œuvre, mais il permettra de faire découvrir l’univers de l’artiste à un public plus habitué à écouter de la world musique ou de la pop.

Avishai Cohen

Avishai Cohen à la Nouvelle Vague

 

Alors, oui, ce n’est pas un concert de Jazz stricto sensu, mais la liberté qu’il s’accorde et l’ouverture vers d’autres genres musicaux qu’il sait faire cohabiter font qu’on retrouve un peu de l’esprit et de l’évasion que procurent les compositions du jazz. En tout cas, tout comme l’assemblée nombreuse venue ce soir, je me suis régalé et Avishai Cohen a su m’emporter avec lui vers son large univers musical ponctué par des moments de virtuosité de génie.

Avishai Cohen

Avishai Cohen à la Nouvelle Vague

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Remerciements : La Nouvelle Vague, Avishai Cohen

Copyright Guénolé TRÉHOREL pour Live!!

 

 

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