Festival de Bobital 2016

Confirmation d’une montée en puissance

Festival l'armor à sons

Premier weekend de juillet sonne le début des festivités à Bobital pour le festival l’armor à sons qui fête, cette année, son huitième anniversaire. C’est l’occasion pour le festival de mettre en avant son projet « Vivre ensemble » qui donne l’occasion à de jeunes lycéens ainsi qu’à des personnes en situation de handicap d’intégrer l’organisation d’un festival qui veut rester à taille humaine.
Cette année, beaucoup de changement au niveau de la plaine du Louvre. Le site est agrandi pour un accueil plus qualitatif. Les festivaliers vont trouver un nouveau lieu : « La Beach » avec des animations gratuites afin de les faire patienter jusqu’à l’ouverture des portes le samedi après-midi avec concerts et activités divers. On voit bien que les organisateurs mettent les petits plats dans les grands afin de fidéliser les festivaliers. À en croire les différents avis, cela est une réussite.
Cette année, côté scène, on a aussi le droit à une nouvelle scène B plus grande que les années passées afin d’offrir aux artistes plus d’espaces pour s’exprimer, ce qui va aussi jouer sur la qualité du spectacle. Maintenant que vous savez tout sur les changements, nous allons nous plonger dans cette programmation 2016.

Jour 1

Ce sont les gagnants du tremplin, Apes O’Clock, qui ont la lourde tache d’ouvrir le festival sur la grande scène. Avec leurs musiques cuivrées et leur look Dandy Punk, ils oscillent entre Punk, Rock, latino, et mettent littéralement le feu à la plaine en faisant sauter d’entrée de jeu les festivaliers.

Last Train

Last Train

Maintenant que le festival est bien lancé, c’est Last Train qui va assurer la transition avec leur énergie rock. Les jeunes Mulhousiens, Jean Noël (chant et guitare), Julien (guitare), Tim (basse) et Antoine (batterie), nous distillent un rock rageur et bien maîtriser. L’alchimie avec le public est immédiate. Dommage qu’ils sont programmés aussi tôt, car leur rage scénique aurait laissé éveiller une bonne partie du public même tard dans la soirée.

 

Bigflo & Oli

Bigflo & Oli

C’est au tour du duo toulousain de Bigflo & Oli de prendre possession de Bobital. Les rappeurs qui ont eu une ascension fulgurante l’an passé avec leur album « La coure des grands ». Autant dire qu’ils sont attendus de pied ferme par le jeune public. Le flow est rapide et clair. Ils communiquent énormément avec le public et chambre les Bretons sur la météo clémente et inhabituelle aux dires des Toulousains tout en ayant un drapeau breton dans la main. Ensuite ils partent dans la foule pour chanter et prendre un bain de foule. Ils ne se prennent pas la tête et cela fait du bien de voir que malgré le succès, ils ont su rester simples et proches de leur public.

 

Soviet Suprem

Soviet Suprem

Mais qui sont les Soviet Suprem qui vont tenter de mettre le feu. Composé du Général Sylvester Staline et John Lénine, ils ne se prennent pas la tête et font preuve d’humour en surfant sur tous les clichés de l’ère communiste. Musique électro aux couleurs des Balkans et un hip-hop tsigane. Le mélange a de quoi déranger, mais le public adhère immédiatement à cette douce folie.

 

MIKA

MIKA

Maintenant, c’est à la tête d’affiche de ce vendredi de monter sur scène et de nous montrer si il va faire retourner le public pour pouvoir continuer l’aventure. MIKA arrive sur scène sous une bannière marquée « Heaven ». Immobile et éclairé faiblement, il égraine un texte dans le calme, quand tout à coup, c’est toute l’énergie de MIKA qui s’exprime. Il danse et court d’un bout à l’autre de la scène. Il s’assoit au piano puis se lève et finis assis sur celui-ci sur « Grace Kelly » avant une explosion de confettis sortie tout droit de l’instrument. Le show va durer une heure pendant laquelle MIKA n’aura de cesse de faire danser la foule. Un grand spectacle où on en prend plein les yeux même si la musique ne me convainc pas.

Dur de passer après la tornade MIKA, mais cela ne fait pas peur à La Rue Kétanou qui sera accompagnée par le percussionniste et le chanteur de TRYO. C’est une succession de chansons festives qui anime la foule. Pas ma tasse de thé, et je décide de ne pas m’éterniser en fosse.

Pour clôturer la première soirée, Synapson, duo d’amis d’enfance qui vont distiller leur deep house léchée. Ils nous présentent leur album « Convergence » pour faire danser le dancefloor de Bobital. Un peu mou pour une fin de soirée.

Jour 2

C’est Gad Zukes qui monte sur scène pour lancer le second jour des festivités. Lauréat du dispositif « partir pour un tour » la fratrie Lamborn joue une pop-rock acidulée et énergique. Ils dévoilent une belle énergie qui a le mérite de faire bouger les premiers festivaliers entrés sur le site.

L.E.J

L.E.J

Maintenant la plaine est pleine à craquer pour le phénomène web de l’année,L.E.J. Le trio de copine reprend des tubes planétaires pour faire danser le public qui répond présent. Beau succès populaire qui me laisse de marbre. À voir si au fil du temps leur succès soudain ne s’essoufflera pas.

C’est au tour de Minuit, connu comme étant les enfants des Ritamitsukou, d’investir la seconde scène. Les ayant déjà vus au printemps lors du festival Art rock, je vous laisse découvrir ici mes sensations.

 

Charlie Winston

Charlie Winston

Pour continuer, c’est la première tête d’affiche de la soirée qui monte sur les planches : Charlie Winston. Avec sa pop folk et ses tubes comme « Like a Hobo » qui l’ont fait connaître. Guitare sèche à la main, il égraine ses classiques. Quelques chansons de son dernier opus « Curio City » aux sonorités plus électro, ce qui surprend au début, voilà le mélange gagnant.

Broken Back prend la suite du vagabond avec ses mélodies folk-électro. La formation est minimaliste, un batteur et une guitare. C’est avec un bonheur communicatif que se déroule le concert. Le Malouin d’origine n’a pas l’air d’en croire ses yeux devant cette foule amassée devant lui qui ondule aux grès de ses mélodies.

 

The Hives

The Hives

23h00, c’est l’heure pour un bon concert de rock, non ? Les déjantés Suédois de The Hives foulent la terre de Bobital et les Vikings punks vont faire trembler la terre sous leur pied et leur coup de buttoir. Un concert de The Hives commence toujours pour « Come On ! », hymne à la fois simpliste et plein de fureur. Cela te met en jambe tout de suite et te fait dresser les poils sur les bras. Là tu sais que tu vas passer un sacré bon moment. Howlin’ Pelle Almqvist, le chanteur un brun narcissique, ne tient pas en place. Il saute, vient en front stage, descend dans la Pitt puis monte sur les crashs au plus près des spectateurs. Une vraie pile électrique. Son compère et frère, Nicholaus Arson ne tient pas plus en place. Ils doivent avoir le gène de bougeotte dans la famille. À se demander comment il peut jouer de la guitare en même temps (un jeu d’une grande qualité d’ailleurs). Les autres membres du groupe apparaissent comme des enfants de chœur à côté des deux furieux. Mais détrompez-vous, la rage les habite aussi. La set liste s’égraine avec toujours la même fougue et la même énergie. Au bout d’une heure de concert, ils quittent la scène sous l’ovation du public. Petite pensée à la sécu qui a eu bien du travail pour juguler le raz de marée The Hives.

 

Pour poursuivre, dans l’hystérie totale, c’est au tour du groupe électro russe Little Big de nous asséner une électro brutale. J’aurais tendance à les classé dans la case « Salut c’est cool » et « Sexy Souchi ». Autant dire que ce n’est pas ma tasse de thé.

Breakbot

Breakbot

Déjà le dernier groupe du festival, Breakbot nous distille une électro teintée de funk et de soul. Breakbot alias Thibaut Berland est accompagné de la chanteuse Yasmine ainsi que d’un guitariste, batteur et bassiste. Les lumières sont classes et les tubes funky font danser tout le monde. Jolie façon de terminer cette édition.

 

 

 

 

Avec 20000 personnes présentent sur la plaine du Louvre, c’est une édition qui s’est déroulée à guichet fermé. Autant dire que les efforts évoqués en introduction ont payé. Maintenant sur le plan musical, The Hives a été impérial, MIKA fidèle à sa réputation. Côté bonne surprise, Bigflo & Oli ont su conquérir le cœur du public ainsi que Soviet Suprem qui a été une belle surprise avec leurs multiples influences et leur grain de folie. J’ai bien aimé aussi la classe de Minuit et de Charlie Winston. Vivement l’année prochaine pour la nouvelle édition qui sera celle de la confirmation de la montée en puissance de Bobital.

Retrouvez toutes les photos du festival ici.

Photos et texte : Guénolé TREHOREL

Remerciement : Festival de Bobital

Copyright Guénolé TREHOREL pour Live!!

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