Festival Art Rock – Jour 1

Comme chaque année depuis 32 ans, le Festival Art Rock nous donne rendez-vous dans la ville de Saint-Brieuc. Pour moi, c’est la première année que je vais couvrir ce festival qui prend place en plein cœur du centre-ville. C’est un festival marathon, trois jours à arpenter le centre-ville pour découvrir les différents lieux de festivités dispersés dans la ville. Mais au fait, pourquoi le nom de Art Rock? Tout simplement, car c’est un festival pluridisciplinaire où se rencontre le monde de l’art et cette année c’est la mode qui est à l’honneur avec le monde de la musique. La programmation est exhaustive et éclectique donc impossible de tout couvrir sous peine de finir aux urgences. J’ai décidé de couvrir pour cette première journée, pas moins de six concerts.

Art Rock - Camadule Gredin

Art Rock – Camadule Gredin

Pour commence, direction le théâtre de La Passerelle, pour découvrir le second opus d’un groupe local, Camaldule Gredin. Et comme ils le disent si bien, les ptits gars se sont gourés d’époque. Et c’est peu dire, il aborde un univers teinté de blues rock tendance sombre à l’image de leur costume. La voie roque de Camaldule Gredin nous transporte vers le Far West, mais pas du côté cowboy, mais plutôt croque-mort. Il nous dévoile son imaginaire et nous raconte ses péripéties. Beau voyage pour commencer ce festival.

Maintenant, direction la grande scène pour découvrir un groupe de dernière minute, VKNG (prononcé viking), qui remplace au pied levé Blues Pill. Sous ce nom, on voit déjà arriver les descendants de Thor dans leur drakkar. De grands balaises aux cheveux longs, limite grosse brute.

Art Rock - VKNG

Art Rock – VKNG

Eh ben, non, pas du tout. Certes le chanteur, Thomas De Pourquerey, est plutôt du genre armoire à glace avec une voix puissante, mais tout en nuance. Il nous distille une pop énergique avec des accents de soul disco. C’est très dansant et il ne ménage pas ses efforts pour mettre l’ambiance. Et ils ne sont pas vains, car il réussit à faire danser la place Poulain Corbion qui se remplit petit à petit.

 

A la fin d’un set tout en énergie, VKGN laisse la place à IZIA. Elle prend possession de la grande scène en un instant. Elle déboule sur la scène telle une tornade emportant tout sur son passage. Une énergie brute, un début de concert très rock avec des morceaux de son précédant album. Le temps est gris, mais c’est un rayon de soleil qui envahit la scène. La communion avec le public est immédiate et la température monte d’un cran. Le set est un mélange de titres rock de son précédent album et de morceaux plus pop de son dernier. Pour ma part, je suis plus en phase avec son ambiance Rock. Voilà maintenant près d’une heure qu’IZIA est sur scène, elle la quitte comme elle est arrivée avec le sourire. Elle a passé un bon moment et a fait vivre un bon moment à Art Rock.

Art Rock - IZIA

Art Rock – IZIA

Après un changement de décor, c’est maintenant le tour de The Do de prendre ses marques sur la grande scène. Le site est plein comme un œuf, difficile de se frayer un passage vers la fosse tellement

Art Rock - The Do

Art Rock – The Do

la foule est compacte. Auréolé de leur victoire de la musique pour l’album rock 2015 pour « Shake Shook Shaken », le duo franco-finlandais composé par Olivia Merilahti et Dan Levy se prépare à entamer la tournée des festivals. Montée sur scène sur « Keep Your Lips Sealed », Olivia aborde une combinaison rouge sous de grands lustres chevelus descendant du plafond. Elle s’impose naturellement comme le leader du groupe, déployant une énergie et ayant une présence scénique assez bluffante. Le show est bien calé mêlant une belle lumière et une chorégraphie énergique prenant des allures de karaté par certains moments. Dan emmène le reste des musiciens dans son sillage pendant qu’Olivia prend la lumière. Les titres s’enchainent sans accros, l’ambiance ne redescend pas. La voix d’Olivia est envoutante, on ne voit qu’elle sur scène bien soutenue par ses musiciens. Seul reproche, parfois, je trouve que la musique est un peu froide, trop électronique.

La soirée est bien entamée et c’est le moment tant attendu par le public qui est venu en masse pour voir Brian Molko et Placebo. Groupe mythique du début des années 90. Que le temps passe vite, je me souviens encore, mettre leur premier CD dans la platine pour découvrir leur rock rageur. Vingt ans plus tard, j’ai l’occasion de les shooter en fosse. Je vais faire comme Placebo, je ne vais pas aller par quatre chemins pour vous décrire le concert. Ils

Art Rock - Placebo

Art Rock – Placebo

envoient du lourd sans préliminaires. Prends ça dans ta face, uppercut et direct du droit en montant sur le ring. Autant, certains groupes mettent du temps pour monter en pression, autant là c’est pied au plancher dès le début. Vont-ils pouvoir tenir la distance? Eh bien oui, de bout en bout, c’est guitares saturées et voix puissante. Brian n’est pas mort malgré quelques albums moyens, sur scène ça assure grave, c’est un rouleau compresseur. Les lumières sont à l’image des grosses productions anglo-saxonne, c’est tout du début à la fin. Bravo Placebo pour cette prestation de haut niveau.

Art Rock - Super Discount 3

Art Rock – Super Discount 3

A la fin du concert, la place Poulain Corbion se vide lentement mais surement avant la venue du célèbre DJ français Étienne de Crecy avec son Super Discount 3. Ne reste plus que les plus jeunes. Saint-Brieuc se transforme en Dance Floor à ciel ouvert. Tout à coup, la grande scène prend un grand coup de jeune et vibre aux bits house que distille De Crécy. Les bras tendus vers le ciel, la tête dans les étoiles, voilà comment se termine la première journée du Festival Art Rock.

 

Retrouver toutes les photos du festival Art Rock ici

Photos et texte Guénolé TREHOREL

Remerciement : Camadule GredinVKNGIZIAThe DoPlaceboArt Rock

Copyright Guénolé TREHOREL pour Live!!

 

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