Festival Art Rock – Jour 2

Aller, c’est reparti pour la seconde journée du festival Art Rock. Au programme, plein de belles choses. Le soleil est de la partie et je sens que le public va être chaud bouillant. Vu la mine de certains, on devine que la nuit a été courte, mais la bonne humeur se lit sur les visages.

Art Rock - Citizens!

Art Rock – Citizens!

C’est Citizens! qui ouvre les festivités aujourd’hui, avec une pop dansante. Rien de tel pour se mettre en jambe. Attention, les filles, les Londoniens vont vous faire chavirer. Le chanteur, Tom Burke, avec sa veste en cuire noir et dorée enchaine les notes hauts percher comme les déhanchés avec justesse. Ce qui a pour effet immédiat de faire déchainer la foule. Les mélodies sont accrocheuses et ne vous laissent aucune chance de rester de marbre. Tom Burke prend les choses en main et attire tous les regards et la lumière. Côté sympathique, il essaie de communiquer en français avec le public, chose assez rare pour un groupe anglo-saxon pour le souligner. Cela a pour effet immédiat de s’attirer la sympathie de la foule. Les mélodies sont articulées autour d’un ensemble clavier, guitare qui prédominent dans les morceaux chacun leur tour. Les morceaux s’enchainent sans laisser de répit, avec toujours cette envie de faire danser.

 

 

Art Rock -  Lilly Wood & The Prick

Art Rock – Lilly Wood & The Prick

Fort du succès de leur titre « Prayer In C », remixé par Robin Schulz, Lilly Wood and The Prick investit la grande scène avec un grand sourire. Effectivement, ils sont très attendus par le public briochin qui compte bien continuer à danser sous le soleil. La sortie imminente d’un nouvel album peut nous laisser espérer quelques morceaux inédits. En début de concert, c’est sur les chansons de l’album « The Fight » que le groupe compte faire monter l’ambiance. C’est toujours un plaisir de réentendre des succès comme « Long Way Back ». En fin de concert, Nili nous annonce de nouveaux morceaux. On se retrouve dans la même veine que le précédent album. Pour ma part, j’ai un peu de mal à me laisser emporter complètement. C’est peut-être dû à l’impression que j’ai depuis le début du concert qu’il manque quelque chose. Comme s’ils se retenaient, ne lâchaient pas les chevaux. Un peu frustrant, car il ne manque pas grand-chose pour que les mélodies m’emportent complètement.

Art Rock - Christine and The Queens

Art Rock – Christine and The Queens

La grande scène fait peu neuve pour accueillir le phénomène de cette année, Christine and The Queens. Plus une place, les spectateurs s’agglutinent au plus près de la scène. Des cris montent pour faire venir l’artiste. Ca promet d’être chaud. La scène est minimaliste et symétrique. Habiller de noir, Christine et ses Queens, montent sur scène. Heureusement que j’ai mes bouchons, autrement, je pense que j’aurais perdu un tympan tellement les cris stridents montent derrière moi. Dès les premiers morceaux, la danse prend une place aussi grande que les paroles. C’est la clef de voute du spectacle. Les chorégraphes qui l’accompagnent sont synchro avec elle. Je ne sais pas si j’assiste à un spectacle de danse ou à un concert. Tout cela est bien rodé et ne laisse pas beaucoup de place à l’improvisation. On voit bien les influences de Mickaël Jackson dans la façon dont elle appréhende la danse. Pour ma part, je trouve cela un peu froid, on retrouve bien l’ambiance de ses clips. Et pourtant, c’est complètement l’opposé de sa personnalité. Lorsqu’elle prend la parole pour communiquer avec le public, on sent bien qu’elle est tout le contraire de cette image froide qu’elle véhicule. Elle déroule son album pour finir à la tombée de la nuit sous les applaudissements du public. Pour ma part, je reste encore sur ma faim. Elle n’a pas réussi à me faire basculer dans le camp des convertis.

Entre deux concerts sur la grande scène, je cours vite, car je n’ai pas beaucoup de temps, pour aller redécouvrir Superpoze sur la scène B. Effectivement, je l’ai découvert en live l’année dernière et

Art Rock -  Superpoze

Art Rock – Superpoze

j’étais resté complètement sous le charme de ce jeune talent de la scène électro française. Alors, confirmation ou pas. Étonnamment, alors qu’il joue sur la fin du set de « Christine and The Queens », le public est nombreux pour écouter ce petit prodige. Il vient envouter le public briochin avec son album « Opening ». C’est dans un grand voyage que sa musique nous emporte. On surf sur une vague de bonne énergie, tranquille. Pas besoin d’accrocher sa ceinture, le voyage se fait sans accros, tout en douceur. Ce n’est pas frontal et brutal, non, on sent que le bonhomme est plein de sensibilité. Il a pris de l’assurance et son set et bien structuré. Belle évolution qui, je l’espère, ne va pas s’arrêter là.

Art Rock -  Yelle

Art Rock – Yelle

Maintenant, c’est au tour de Yelle, artiste briochine, de prendre place sur la grande scène. Bizarrement, c’est un public survolté que je retrouve. Apparemment, ils attendent tous Yelle. Forte de sa notoriété sur ses terres natales et internationale, elle monte sur scène avec une belle assurance vêtue d’une combinaison bleue moulante, ce qui ne déplait pas au public, surtout masculin. Elle nous présente son dernier album « Complètement Fou ». Une scène inhabituelle, Yelle joue avec deux batteurs qui font partie intégrante du spectacle. Ils jouent tout en dansant. Jolie prouesse. Pour sa part, Yelle déborde d’énergie et en la voyant, je me dis que la scène n’est pas assez grande pour elle. Elle court partout, danse. Certes ce n’est pas de la chorégraphie raffinée comme « Christine and The Queen », mais cela a pour effet de faire sauter toute la foule. Clou du spectacle, lorsqu’elle arrive, chevauchant un épi de maïs, la foule est survoltée comme jamais. J’ai l’impression d’assister à un concert d’une grande star de la pop américaine. Bon, malgré cette débauche d’énergie, je ne trouve pas cette électro-pop à mon gout, mais le principal, c’est que le public briochin y trouve son compte. Et à le voir à la fin du spectacle, on peut le dire, le contrat est rempli pour Yelle.

Pour finir la soirée, Jean Charles de Castelbajac, célèbre styliste et artiste en tout genre, vient nous présenter son spectacle « Fantômes » avec Mr Nô (DJ français). Durant la prestation, nous avons le droit à un défilé de mannequins amateurs, recruté l’avant-veille à Saint-Brieuc, sur de la musique électro. Pendant ce temps, JC/DC peint en direct sur des feuilles suivant son inspiration tout en dansant sur la musique de Mr Nô. Tout ceci retranscrit sur écran géant. A la fin du spectacle, il mènera le bagad de Saint-Brieuc sur quelques morceaux.

Art Rock - Fantôme - JC De Castelbajac

Art Rock – Fantôme – JC De Castelbajac

Fin de cette seconde journée, qui pour moi restera en demi-teinte. Pas totalement subjugué par ces artistes féminines qui font pourtant la une des playlists. Seul, Superpoze a su me transporter dans son univers. Bon, il est temps de rentrer pour recharger les batteries, les kilomètres et les concerts commencent à se faire sentir dans les jambes. Demain est la dernière journée d’Art Rock qui va être superbe et explosive avec pour ne citer qu’eux : Selah Sue et Shaka Ponk.

 

Toute les photos du festival Art Rock ici

Photos et textes Guénolé TREHOREL

Remerciements : Lilly Wood And The PrickCitizens!Christine And The QueensJean Charles De CastelbajacSuperpozeArt RockYelle

Copyright Guénolé TREHOREL pourLive!

Please follow and like us:
0

Leave a reply

Your email address will not be published.