Festival Art Rock – Jour 3

Dernière ligne droite pour cette 32e édition du festival Art Rock. Un programme plutôt sympa nous attend place Poulain Corbion aujourd’hui. Sax Machine Feat Racecar, Ky Mani Marley, la belle Selah Sue et les mouvementés Shaka Ponk.

Art Rock - Vaudou Game

Art Rock – Vaudou Game

Mais pour commencer la journée, Vaudou Game emmené par son chanteur/guitariste Togolais Peter Solo va nous proposer un voyage initiatique au cœur de la culture vaudou. Joli mélange d’afrobeat, de funk avec une pointe de Jimmy Hendrix pour décoller en ce dimanche. C’est naturellement que la bonne humeur prend place devant la grande scène. Peter Solo nous gratifie de beaux moments de guitare comme à la bonne époque des guitares héros avec des riffs à vous faire dresser les poils sur les avant-bras. Beau moment de Live.

 

Direction la scène B, où se produit le trio de Sax Machine. C’est un mélange de hip/hop et de Jazz. C’est tout en improvisation

Art Rock -Sax Machine

Art Rock -Sax Machine

que les trois compères vont faire bouger les spectateurs. La grande force des Lives de Sax Machine, c’est qu’ils ne se ressemblent pas d’un concert à l’autre. En effet, les bits sont lancés à la volée et Racecar ne sait pas exactement ce qui va se passer. C’est à lui d’improviser pour coller à la musique. Pour avoir l’album et les avoir vus en Mars, je peux vous assurer que ce que j’ai entendu dimanche était différent. Bien sûr, la base est la même, mais ils partent tellement en impro que le morceau est totalement chamboulé et quelquefois difficilement reconnaissable. A découvrir en urgence pour ceux qui ne connaissent pas.

Art Rock -Ky Mani Marley

Art Rock -Ky Mani Marley

Retour sur la grande scène avec Ki-Mani Marley, Fils de Bob Marley (vu le nom, on s’en serait douté). C’est la pause reggae du festival. Comme dans tout bon festival, il doit y avoir du reggae et c’est donc à Ky-Mani Marley de remplir cette tâche. Bien évidemment, c’est un reggae qui perpétue la tradition jamaïcaine, mais il y ajoute des notes de Hip-Hop et autres influences. Bien sûr, on aura le droit à des reprises de son père ce qui ravira le public qui commence à arriver en masse.

Art Rock - Selah Sue

Art Rock – Selah Sue

Place maintenant à la première tête d’affiche de ce dimanche, à savoir, Selah Sue. La jeune Belge nous revient avec un tout nouvel album « Reason ». Dès la montée sur scène, elle conquiert et captive le public avec ses yeux bleu clair. C’est assez étonnant de voir la puissance vocale du petit bout de femme qui est sur scène. Ca groove, ça monte haut, c’est granuleux. En un mot, ça vous emporte. Après quatre morceaux à tendance Soul, les musiciens quittent la scène en laissant Selah Sue seul sur cette grande scène face au public. Elle prend sa guitare sèche et nous envoie 4 morceaux folk d’une beauté renversante. L’ambiance devient intimiste malgré la présence d’au moins 10 000 personnes. Les musiciens reviennent pour entonner « Alone », « Together » et le public se remet à danser. Elle prend tout l’espace sur scène. Grosses salves d’applaudissements à la fin de son concert et cela est bien mérité.

Art Rock - Shaka Ponk

Art Rock – Shaka Ponk

La tension monte encore d’un cran avec la mise en place de la scène pour Shaka Ponk. On sent que l’atmosphère s’électrise, que les gens trépignent d’impatience. Quand tout à coup, les lumières s’éteignent, un son de violoncelle retentit, c’est le début du concert de Shaka Ponk. Attention !!! Grosse déferlante en perspective. A l’entrée de Frah et Samah sur « Black Listed » c’est un tsunami qui s’abat sur Saint-Brieuc. Au premier rang, les crashs bougent sous la poussée du public. On commence déjà à évacuer les premières âmes trop sensibles. Et ce n’est pas fini, cela ne fait que commencer. Comme à leur habitude, ils sont déchainés. De l’énergie à l’état brute. Je ne vais pas vous faire la setlist mais ça s’enchaine sans laisser de répit. Bien sûr, on aura le droit à la fameuse battle entre le gorille et Ion. Bien sûr on aura le droit aux slams rageurs de Frah, mais pas de saut dans la foule. Il faut dire que la configuration de la scène ne le permet pas forcément. Pas d’avancée comme lors de leur tournée d’où s’envole régulièrement Frah. Mais que cela ne tienne, un concert de Shaka Ponk sans plongeon magistral de Frah n’est pas vraiment un concert de Shaka Ponk. C’est alors que Frah part seul en slam dans la foule pour rejoindre un des points culminants du site, à savoir un Algeco en bordure de site qui se situe à plus de 20 mètres de la scène. Prend une bière au passage, tu m’étonnes, ça donne soif. Grimpe sur ce dit Ageco et commence à haranguer la foule, la détournant de la grande scène en sa faveur. Là, on sent qu’il va se passer quelque chose. Et le public n’attend que ça. Les bras se tentent et ni une ni deux, voilà le saut de l’ange Frah, d’une hauteur de plus de 2 mètres que le public réceptionne. Du jamais vu. Vraiment, on ne sait pas où il va s’arrêter. Après avoir salué la foule compacte, les Shaka rentrent en loge en nous ayant gratifiés d’un concert énorme. J’ai beau les voir et les revoir, c’est toujours avec plaisir que je les retrouve.

 

Voilà c’est sur ce dernier concert dantesque de Shaka Ponk que se conclus cette belle 32e édition d’Art Rock. Bilan de cette édition pour pour ma part, deux très belles journées du vendredi et du dimanche. Samedi étant pour moi, un peu en dessous. Pour les 75 000 spectateurs, le bilan est plus que positif vu les retours que j’ai eus en discutant à droite et à gauche. Vivement l’année prochaine pour qu’on remette ça.

 

Toutes les photos du festival Art Rock par ici.

Photos et textes Guénolé TREHOREL

Remerciements : Art RockVaudou GameSax MachineSelah SueShaka PonkTôt ou Tard ProductionBecause Music

Copyright Guénolé TREHOREL pour Live!!

 

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