Festival Insolent, Le retour

Encore une bougie de plus pour le petit Insolent qui compte désormais parmi les vieux festivals bretons. Et oui, 17 ans déjà, mais l’Insolent ne perd pas son souffle bien au contraire, et revient cette année au Pavillon de Penvillers à Quimper avec une programmation de qualité. Insolent réaffirme donc son intention de durer, il s’accroche à ses principes et n’en oublie pas sa raison d’être : les milliers de festivaliers qui ont déjà vibré sur les belles affiches du festival. Insolent n’en a pas fini avec nous, c’est une chance !

Enfin, un plaisir pour les Quimperois, avec le retour du Festival Insolent ( de Régie Scène) sur les terres de Penvillers. Et quel retour !!! pas moins de 5200 festivaliers ( GUICHETS FERMES!!!) ont foulé les hauteurs de Quimper. Une affiche qui pouvait plaire à tout le monde, avec un mélange de Hip Hop, Reggae et surtout un bon gros rock electro par les très attendus ( nous avons pu le remarquer) Shaka Ponk. Le reste de l’affiche a été partagé par Raekwon et son Hip Hop made in USA, les Habitués de la programmation Regie Scène que sont les Danakil et leur Reggae plein de bonne humeur, Groundation avec son leader Mr le Professor (que nous avons pu voir au Bout du monde cette année), la magnifique troupe des Ogres de Barback, les talentueux Shaka Ponk et leur set plein d energie et de rock electro, pour finir , les chinese man et leurs quatre platines.

Une bien belle soirée dans la belle endormie( surnom de Quimper pour ceux qui ne le savent pas), en espérant que Régie Scène et d’autres continueront à y avoir des projets.

Raekwon :

Corey Woods alias Raekwon The Chef, alias Lex Diamonds, alias Shallah est à la base de l’industrie du divertissement depuis ses débuts en 1993 en tant que partie intégrante de l’un des plus grands groupes de Hip Hop que le monde n’ait jamais porté : Le WUTANG CLAN ! L’aptitude verbale de « Rae »a très rapidement occupé le devant de la scène notamment avec le classique «Protect Ya Neck» mais peu de monde se doutait à l’époque que ce qu’il nous faisait entendre avec le WUTANG n’était que des amuses bouche. C’est en 1995 que «Raekwon The Chef» sort de sa cuisine et invite la crème du Hip Hop dans sa chambre pour mijoter un album qui changera le « Game » pour toujours…«Only Built 4 Cuban Linx» est un pure classique Hip Hop qui pourrait servir de jumelles au public sur la manière dont ils voient les rappeurs mais aussi aux rappeurs eux-mêmes sur la manière dont ils se voient.

Raekwon a influencé de nombreux aficionados comme Wyclef, Outkast, The Game, Mobb Deep, Jay-Z, 50 Cent, Eminem, The Lox et l’immense BIG PUN (RIP). Considéré comme l’un des meilleurs MC de tous les temps et tout comme un de ses modèles, Marvin Gaye, Raekwon attire non seulement des hommes mais il exerce aussi une fascination auprès des femmes qui le suive massivement.

Tous les quartiers des Etats-Unis l’ont réclamés, et aujourd’hui tout le pays est affamé dans l’attente de la sortie de «Shaolin VS Wutang». Après toutes ces années passées aux côtés des meilleurs de l’industrie du disque, Raekwon est maintenant prêt à prendre le contrôle de son propre navire, le label IceH20.

Danakil :

Danakil créé en 2000, est issu de la région parisienne. Très rapidement le groupe a commencé à se produire sur de nombreuses scènes, marquant son identité sonore qui le suivra, et qu’il ne cessera de développer. En 2006, après une centaine de concerts Danakil enregistra en autoproduction son premier album, « Microclimat». Cet album est un recueil des morceauxclés joués par le groupe depuis sa création, attirant un public fidèle et grandissant. Le succès rencontré par ce premier opus marque une évolution plus professionnelle, il ouvre des portes à de nouvelles programmations et amène le collectif à faire de nombreuses rencontres décisives pour son développement. Danakil démontre que c’est un groupe de scène, porté par une énergie collective communicative et un réel charisme. En 2008, fort de l’expérience acquise, Danakil retourne en studio afin de préparer la sortie de son deuxième album intitulé «Dialogue de sourds », qui balance entre reggae roots et sonorités modernes, dénonçant les travers d’une société en pleine évolution. Véritable témoignage musical, « Dialogue de sourd » reste fidèle au style revendicatif et engagé qui a fait le succès de « Microclimat ». L’année 2010, sera marquée par la préparation de leur 3ème album. Ce nouvel opus, « Echos du temps », composé de 14 titres propose des featurings avec des artistes de renommée internationale. Le groupe immortalise la version « Non je ne regrette rien » avec en featuring U-Roy, l’une des plus belles et anciennes voix jamaïcaine. On retrouve également sur ce titre le célèbre percussionniste Sticky Thomson, qui a accompagné Bob Marley, Black Uhuru mais aussi Serge Gainsbourg ! Mais également un duo exclusif avec Winston et Matthew Mc Anuff. Des choeurs et instruments traditionnels africains viennent harmoniser l’ensemble, donnant à cet album une couleur bien particulière. La plume toujours aussi aiguisée, Danakil continue de transmettre son message engagé sur une musique métissée oscillant entre reggae et musique du monde.

Groundation :

On dit que si on ne connaît pas son passé, on ne connaît pas son futur. Groundation connait son passé et avance dans le futur. En capturant l’essence du vrai reggae roots, Groundation cherche à élever ce genre à une autre dimension en ajoutant des substances de jazz et de dub dans leur son. Considéré comme le meilleur groupe de la scène reggae actuelle, les virtuoses californiens reviennent aujourdʼhui avec un 6ème album, dʼune rare intensité musicale : HERE I AM. Au-delà de la musique, il y a le message plus quʼévident, que Groundation tente de transmettre.

HARRISON STAFFORD

Pillier du groupe, chanteur et compositeur, Harrison Stafford est un homme fortement inspiré. Il a très jeune, beaucoup voyagé en Afrique mais aussi en Jamaïque. Animé par lʼesprit du Rastafarisme, il calque son mode de vie et sa manière de voir le monde sur cette culture. Il livre à travers ses textes et la musique de Groundation un message pour tous, un message spirituel, pacifi ste et audacieux. Son authenticité et sa sagesse lui ont apporté le respect des anciens ou elders, Jamaïcains, Américans, Anglais. Beaucoup à ce jour ont posé leur voix sur les titres de Groundation (Cédric Myton, Don Carlos, Apple Gabriel, Ras Michael, Marcia Higgs, Pablo Moses, I Jahman..).

LA MUSIQUE, LE GROUPE

A lʼimage des sessions nyabinghis la musique de Groundation sʼarticule autour de lʼimprovisation collective, de lʼécoute et de la curiosité. La musique, moyen de communication leur offre un langage commun. Immergés dans la musique, partie intégrante de leur vie, Groundation avance ainsi des concepts que lʼon ne retrouve nulle part ailleurs. Avant tous musiciens de jazz, leur formation ne cesse dʼévoluer, leur théorie de la musique est riche et leur permet de jouer avec précision des arrangements complexes. Groundation nʼessaie pas de mêler consciemment le jazz au reggae. En découverte perpétuelle dʼeux mêmes, leur but est de créer une nouvelle musique, originale.

Les Ogres de Barback :

Cʼest une déjà longue histoire. Foncièrement singulière et profondément marquée du sceau de la liberté, à tous niveaux. Nous nʼavons pas ici la place de vous la narrer dans le détail. En quelques mots donc 

Les Ogres de Barback sont quatre frères et soeurs dont lʼaventure musicale commune démarre en 1994. Dès lʼorigine, ils sʼattèlent à produire une musique inclassable qui brasse leurs multiples influences, que celles-ci puisent leur origine dans la chanson française à texte [Brassens, Brel, Ferré, Perret…+, la culture tzigane ou lʼesprit alternatif des années 80 *Mano Negra, VRP, Bérurier Noir…+. Ne s’inscrivant pas directement dans une lignée, les Ogres sont les passeurs d’un univers attachant et tolérant, où l’on rend hommage aux humbles, aux petits et à leurs destins cabossés, où l’on narre, entre réalisme et poésie du quotidien, des tranches de vies familières, des amours avortés, l’âpreté des désillusions mais aussi la puissance des espoirs. Plus que vraiment engagés, n’ayant pour but que de suggérer des pistes de réflexion, nombre de leurs textes portent la marque des préoccupations citoyennes de gens impliqués et responsables. Rapidement, leur nécessité viscérale d’indépendance et de totale liberté leur impose de larguer les amarres d’un cheminement traditionnel dans lequel ils ne se retrouvent pas. Ils structurent l’organisation de leurs tournées, se lancent dans l’excitante mais délicate aventure de la création d’un label, Irfan, et récupèrent la distribution de leurs disques. Les Ogres ont cette faculté de pouvoir séduire et/ou fédérer d’innombrables groupes. La galaxie de leurs amitiés avec toutes sortes d’artistes est en effet impressionnante. La jolie histoire des Ogres qui s’impose comme un parfait modèle alternatif de développement de carrière est encore loin de son terme. Ces jeunes gens vont continuer à nous accompagner longtemps, c’est une varie chance.

Shaka Ponk :

Le groupe d’électro-rock français a bel et bien tracé son chemin depuis sa création en 2004. Déjà trois albums en mains, SkakaPonk invente une musique nouvelle et fais tomber les murs entre styles musicaux. Il allie habilement des sons de guitare Rock avec des riffs Funk, des séquences Electros et des ambiances Ethniques et Tribales, le tout saupoudré dʼun phrasé Hip-Hop Reggae. Bref, le son de ShakaPonk est puissant, énergique, indomptable mais, surtout, inclassable. Pas de recette miracle, mais une énergie grunge intacte, une mise en scène innovante, une voix électrisante !

C’est d’abord en Allemagne que le groupe se fait remarquer en 2005. Les Parisiens CC (guitare) et Frah (web designer) font la connaissance du hacker californien Stan. Ce dernier les invite à le rejoindre pour mettre en musiques et en Images sa création Goz, un singe virtuel avec lequel il détourne les campagnes publicitaires de grandes marques. CC et Frah recrutent ensuite Mathias (basse), Steve (claviers) et Bob (batterie). Shaka Ponk se trouve alors au complet.

Entre mélange de rock’n’roll et d’électro, travail sur les images et les vidéos, ShakaPonk séduit aussi par cette recherche d’une véritable entité artistique. Avec ce métissage poussé à l’extrême, le son que crée ShakaPonk est inventif et novateur. Ils sortent donc, après s’être fait remarqué notamment dans les premières parties de Korn ou encore de Skunk Anansie, leur premier album en 2006 : Loco con Da Frenchy Talking. Skakaponk ne s’arrête plus, ils enchaînent un deuxième album en 2009 : Bad Porn Movie Trax suivi du petit dernier. Goz, le singe virtuel devenu la marque de fabrique du groupe répond une fois de plus à l’appel pour la sortie de leur troisième album : The geeks and the jerkin’ socks.

Chinese Man :

Conçu comme un collectif, le label Chinese Man Records regroupe producteurs, DJ, graphistes et cinéastes entièrement dévoués à la propagation de l’Esprit Zen et adeptes de la philosophie dite « du Chinois ». Dès 2004, les premiers samples et les premières basses résonnent lourdement depuis MarZhei, une mystérieuse province chinoise du sud de la France. Fondateur et figure de proue indissociable du label Chinese Man Records, le groupe composé de High Ku, SLY et Zé Mateo est fondé en 2005 sur ordre de leur grand maître, le bien connu mais insaisissable Chinese Man. Celui ci lors dit un jour : « Venez me rejoindre sur la longue route qui mène au dancefloor de l’esprit… » et ainsi, naquit Chinese Man. Les breaks du chasseur de dragon sont libertins : ils embrassent Dub, Afro-Beat, Baile Funk ou Musiques Traditionnelles. Infatigables guerriers du son, les premières notes de leur nouvel album ʻRacing with the Sun ʼ retentiront dès Avril 2011.

Pour cette année 2011 placée sous le signe du lapin, High Ku, SLY et Zé Mateo reprennent également la route avec un nouveau show live où platines, machines, vidéos et MCs s’ entrecroisent dans un décor 100% made in China ! Lʼhomme chinois ne tolérant aucun répit au sein de sa confrérie, 2010 marque un tournant dans l’évolution du label qui ouvre ses portes à la production de clips, de documentaires et au développement de nouveaux artistes… le style musical du label s’est enrichi entre autres des influences electro-déjantées de Leo le Bug, des rythmes funky de Deluxe, de l’univers onirique de LeYan et propose un catalogue éclectique qui colle aux inspirations et aspirations multiples du collectif.

attention, 2011 promet un véritable séisme sinographique ! Une course avec le soleil s’engage… la quête de l’Esprit Zen continue!

Toutes les photos : Raekwon / Danakil/ Groundation/ Les Ogres De Barback/ Shaka Ponk/ Chinese Man
Remerciements à : Régie Scène/ Raekwon/ Danakil/ Groundation/ Les Ogres De Barback/ Shaka Ponk/ Chinese Man
 Copyright Erwan Raphalen pour Live-On-The-Edge
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