Festival L’Armor à Sons – Bobital 2015 – Jour 2

C’est reparti pour la deuxième et dernière journée du festival l’Armor A Sons. Le soleil est toujours présent et aujourd’hui comme hier, un des postes clefs du festivalier sera la buvette afin de ne pas se déshydrater. Et là, on peut faire confiance à nos bobifestivaliers.

FUZETA

16 h 30, ouverture des portes et le public est encore nombreux à fouler la plaine du Louvre pour venir se masser devant la scène. Dans quelques minutes, FUZETA, gagnant du tremplin Ricard Live Music, composé des trois frères Sims et d’un ami d’enfance (cette année, Bobital est une affaire de famille apparemment), prend place sur la scène pour nous distiller leur pop/Rock mélancolique, mais énergique. Avec leur nouvel agencement scénique, l’importance est donnée aux guitares et aux voix qui sont propulsées sur le devant de la scène. La rythmique (basse, batterie) s’accorde à merveille pour nous emporter, avec eux, vers leurs souvenirs d’enfance. Guitares aériennes, voix à l’unisson, les mélodies semblent simples, mais sont terriblement efficaces. Elles vous transportent littéralement dans un univers paisible avec un sentiment de bien-être. C’est hypnotisant, impossible de quitter la scène tellement les chœurs vous captent.  Les Vannetais sont bel et bien une des révélations de l’année avec leur musique planante sans fioriture qui prend aux tripes et qui nous emmène dans leur univers. Bon vent à FUZETA.

 

NaâmanChangement de ton avec le second concert avec Naâman, figure montante de la scène reggae internationale. Le jeune homme commence fort avec une énergie débordante malgré la chaleur. Avec un mélange de reggae roots et de beats hip-hop, il conquiert le public massé devant la scène. Il ne tient pas en place et est bien accompagné par ses « Deep Rockers Crew ». La chaleur monte encore d’un cran et la sécu est obligée de dégainer le tuyau d’arrosage pour rafraichir l’atmosphère. Peine perdue, la foule est hystérique et je les comprends, car Naâman nous gratifie d’un concert d’anthologie qui restera longtemps gravé dans les mémoires de Bobital.

 

Allez, on enchaine directement avec Bénabar qui fête ses 20 ans de carrière. Lorsqu’il monte sur scène, c’est un public fidèle qui l’accueille. BénabarLa moyenne d’âge a tout d’un coup grimpée. Il nous fait tous ses classiques : Le Diner, L’Effet Papillon, Quatre Mures et un Toit, Martine et Gilbert Carpentier… Bon avouons le tout de suite, on a l’impression de se trouver chez Michel Drucker. Bon, il assure la prestation, mais je m’ennuie grave en fosse. Au suivant.

 

Josef SalvatEt le suivant, c’est Josef Salvat, beau gosse australien qui est connu pour sa reprise de Rihanna « Diamond ». Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, certes c’est un beau gosse, il a une belle voix, mais c’est un peu près tout ce que j’ai retenu du garçon. Sa pop sans goût ni saveur n’a pas su me convaincre. Certes ça fonctionne peut-être sur la bande FM, mais en festival, ça ne marche pas du tout.

 

21 h 35, c’est l’heure tant attendue de la monté sur scène de FFS, alliance de deux groupes mythique : Franz Ferdinand et The Sparks. D’un côté les Écossais et de l’autre les Californiens. Comme quoi ce n’est ni les frontières de l’âge et ni des océans qui empêchent les talents de s’unir pour former un super-groupe. Dès leur entrée sur scène, on a un contraste. D’un côté, les « jeunes » de FF et de l’autre les plus âgés de Sparks. La fougue de Alex Kapranos et de Russel Mael et le stoïcisme de Ron Mael, le clavier. Néanmoins, la fusion s’opère et les voix de Alex et Russel sonnent à l’unisson. Le côté placide de Ron au clavier cache bien son extravagance qui se dévoile lorsque tout à coup, il se lève et entame un pas de danse, digne de John Travolta dans Grease, et de se rassoir comme si de rien était. Je leur trouve un petit côté Monthy Python pour leur humour pince-sans-rire. Dès que FFS reprend des morceaux de Franz Ferdinand, là c’est l’hystérie totale, les slams fusent dans tous les sens. Pour conclure, la collaboration marche plutôt bien au contraire de ce qu’ils peuvent dire dans leur titre « Colaborations don’t work ».

FFS

La fin de soirée est prometteuse, avec l’entrée sur scène d’Hanni El Khatib, le Californien qui vient de sortir son dernier opus « Moonlight ». Après son album « Head In The Dirt », j’attendais de Hanni El Khatibpied ferme sa venue. Et là dès les premières notes, je ne suis pas déçu, guitares en premier plan, on est dans du Rock et du bon. Le Californien lâche les chevaux et prend le contrôle avec sa guitare hurlante. C’est rentre-dedans, sans fioriture, directe. Il mixe des titres de son album précédent avec des pépites de « Moonlight » comme « Servant » et « Mexico » qui sonnent grave.

 

FAUVELa nuit est tombée depuis un bon moment, mais personne n’est pressé de rentrer au camping. Et pour cause, c’est maintenant le tour de FAUVE, le collectif parisien, qui monte sur scène et qui était attendu par une bonne partie du public. Le phénomène musical français de ces deux dernières années écrase Bobital comme un rouleau compresseur. Leur rage et leur énergie s’imposent sur la grande scène. Le public reprend en cœur les paroles de tout le répertoire. On est dans une ambiance sombre, voire mélancolique, avec de temps à autre une lueur d’espoir qui pointe le bout de son nez. Autant le projet ne m’avait pas convaincu à ses débuts, autant sur scène, ça prend une autre dimension que j’espère retrouver sur le futur album si futur album, il y a.

 

Pour clôturer le festival, c’est Salut c’est cool qui s’y colle. Autant dire qu’ils ne font pas dans la dentelle. C’est de la techno basique avec des paroles vraiment potaches : « Techno, toujours pareil. Boom boom dans les oreilles… » Mais qui vous reste dans la tête. Ils invitent très rapidement une partie du public à monter sur scène et ça devient vite la foire à neuneu sur scène et en backstage. Une folie furieuse s’empare de la plaine du Louvre et cela me rappelle la venue d’un autre OVNI de la techno « Sexy Sushi » sur les terres Bobitalaises. C’est du grand n’importe quoi comme à chaque sortie du groupe et la sécu a bien du mal à repousser les flots de festivaliers voulant monter sur scène pour vivre un moment unique. A la fin du set, c’est un public enjoué qui quitte le site tant bien que mal voulant continuer la fête jusqu’au bout de la nuit.Salut C'est Cool

 

Si il fallait faire un petit palmarès de cette édition le podium serait pour moi : Birth Of Joy, Hanni El Khatib et FAUVE, avec un prix spécial pour FFS. Pour conclure, c’est une grosse édition à laquelle j’ai assisté. Aussi bien au niveau de la programmation qui a fait un bon en avant, que du succès populaire. Avec 18 000 festivaliers sur deux jours, L’Armor à Sons établit un nouveau record d’affluence. L’organisation s’est montré à la hauteur de l’événement et parions que l’année prochaine sera une édition du même niveau.

Toute les photos du Festival de Bobital ici

Photos et texte Guénolé TREHOREL

Remerciements : Festival de BobitalFuzetaNaâmanBenabarJosef SalvatFFSHanni Ele KhatibFAUVESalut C’est Cool

 

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