Les Vieilles Charrues 2014 : « Putain de Festival ! » 1/4

                                  DSC_6974 copy                                    DSC_7217 copy

Une surprise pour moi cette année : accréditation validée ! Après renseignements, la déception est là : un pass-presse pour Live !! mais pas d’accès aux fosses photographes. Arghh !!!

Je décide malgré tout d’y aller. C’est quand même le plus grand festival de France, élu Champion du Monde des festivals par les internautes ! Je vais découvrir le côté backstage d’un festival que je fréquente assidûment depuis de nombreuses années.

Je vais donc me contenter de prendre quelques photos d’ambiance et, si possible, de loin (trop loin), quelques clichés de scène…

Arrivant sur le site, ce jeudi 17 juillet, par un côté que je ne connais pas, je suis un peu dérouté. Aux Vieilles Charrues, le changement, c’est maintenant. Pour cette 23è édition, le site de Kerampuil offre un nouvel aménagement et un lifting soigné aux 225 000 festivaliers présents sur les 4 jours.

                                 DSC_6994 copy                                            DSC_7028 copy

Shantel & Bucovina Club Orkestar inaugurent cette édition avec leur musique traditionnelle tsigane des Balkans. J’écoute d’une oreille distraite (déjà vus au Bout du Monde l’an passé), en essayant de me repérer sur les lieux de cette structure gigantesque.

Le tableau d’affichage de l’espace presse aligne les consignes de prises de vues, les heures de conférences de presse et… la liste des photographes autorisés en fosse pour chaque artiste de la journée !

                                                                                                                             DSC_6989

Un rapide tour à l’espace Grall, déménagé cette année sur la Garenne, pour « voir » Hollysiz dans son short rouge. Mais il est déjà temps de s’approcher de la grande scène, en slalomant entre les festivaliers de plus en plus nombreux.

                                                                                                                            DSC_6995

La frêle et gracieuse Vanessa Paradis fait son entrée sur la scène démesurée de Glenmor. Ce n’est pas une première, elle est déjà venue ici. A ses côtés, Benjamin Biolay l’accompagne à la guitare. A vrai dire, j’étais un peu dubitatif au début de sa prestation. Il s’est avéré que son set a été très honorable. Il faut reconnaître que celle qui nous a « rebattu les oreilles » avec Joe le taxi  il y a 27 ans, a su s’entourer de grands noms pour ponctuer sa désormais longue carrière de gros tubes, repris en choeur par la foule des Charrues.

Ne pouvant faire de photos en fosse, je décide de rester devant les deux grandes scènes pour la soirée.

                                                                                                                           DSC_7009 copy

Sur la scène Kerouac, Skip the Use risque de sortir vigoureusement le public de son écrin de coton « Paradisiaque ». Et ça ne traîne pas. Le zébulon du groupe, Mat Bastard, électrise le public qui se prête immédiatement au jeu. Il est là pour faire la fête. Il est servi et en redemande ! Ca saute, ça court, ça crie… Du Skip the Use quoi !!! Impressionnant, comme toujours !

Une des têtes d’affiche de cette première journée, The Black Keys déversent leur bon gros blues rock sur le site de Kerampuil. Le set démarre doucement et monte en puissance jusqu’aux deux derniers titres Fever et Lonely Boy qui clôtureront énergiquement leur passage. Les riffs, les solos de guitare du chanteur Dan Auerbach et la puissance de la batterie de Patrick Carney donnent les poils malgré une présence trop statique sur scène. On aurait apprécié un peu de jeu scénique pour rendre ce set plus « live ».

                                                                                                                        DSC_7031

Une pause en backstage pour retrouver des potes et boire un coup en visionnant le prochain concert sur l’écran installé à cet endroit. Le spoken word du collectif Fauve (vu aux IndisciplinéEs cet automne) emmène le public, très réceptif, dans son univers. Contrairement aux idées reçues, Fauve ne séduit pas uniquement les jeunes festivaliers/ères ! Jusqu’où iront-ils ?

                                                                                                                     DSC_7027

La seconde tête d’affiche, Indochine, clôture cette journée. Pour être franc, je ne suis pas fan de ce groupe avec qui j’ai grandi. Mais, j’attendais avec impatience ce « live ». Connaissant les photos de certains potes et ayant eu la curiosité de prendre quelques informations, j’espérais que le show serait à la hauteur de mes attentes. Ce fut le cas !

Quelques moments forts : J’ai demandé à la lune repris en choeur par la foule compacte, portables allumés ; Nicola enveloppé dans un « gwenn ha du » (drapeau breton) rendant plusieurs fois hommage à la Bretagne ; « Putain de festival » plusieurs fois crié par Nicola qui, visiblement, prenait son pied !

Un bémol : la tentative de reprise (avortée) de L’hexagone (Renaud).

Toutefois, une question m’a hanté tout au long du set : Indochine ou… Nicola Sirkis ? Effectivement, seul Nicola apparaissait en gros plan sur les écrans. A aucun moment, les visages des autres membres du groupe ne sont apparus… Surprenant !

Texte et photos : Bertrand Corre

Remerciements : Festival des Vieilles Charrues, les intermittents, les artistes, les bénévoles, le public, la météo…

Copyright : Bertrand Corre pour Live!!

 

Please follow and like us:
0

Leave a reply

Your email address will not be published.