Les Vieilles Charrues 2014 : « Putain de Festival ! » 2/4

Retour à Kerampuil pour la seconde journée du festival.

Ce vendredi 18 juillet me réserve une bonne nouvelle : mon pass me donne accès à la fosse de la « petite » (on est aux Charrues !) scène Grall. Mmmhh… content de l’apprendre mais j’aurais aimé le savoir dès la veille.

Il va donc falloir jouer serré, très serré au niveau du timing ! Les concerts s’enchaînent alternativement sur les deux grandes scènes. La scène Grall (tout comme le chapiteau Gwernig) est à part. Il faut donc être ponctuel pour ne pas rater les 3 premiers morceaux généralement autorisés en photo et pouvoir se rendre ensuite devant Kerouac ou Glenmor après avoir fendu la foule ultra compacte de festivaliers en très grande forme. Le site est littéralement bondé. A la fin des concerts, ce sont des vagues humaines qui se déplacent telles des bancs de poissons. Cette journée est complète depuis longtemps ! Stromae et Elton John en têtes d’affiche ; excusez du peu ! Beaucoup d’enfants, impatients de voir « en vrai » leur nouvelle idole belge, stressent leurs parents qui craignent, à juste titre, de les perdre. Est-ce bien la place de très jeunes enfants dans un lieu clos réunissant pas moins de 65 000 personnes ?

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Mon arrivée un peu tardive ne me permet pas de voir The Same Old Band. Ce combo lorientais (vu au tremplin Jeunes Charrues en 2012) est désormais composé de 4 très jeunes musiciens dont une fille. Leur rock psychédélique a séduit le jury des Vieilles Charrues qui a décidé de lui donner un coup de pouce en lui attribuant le « Label Charrues » qui remplace dorénavant les tremplins Jeunes Charrues.

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The Celtic Social Club est mon premier concert de la journée. Initié par Manu Masko, cette formation compte 7 musiciens dont, entre autres, le chanteur-guitariste de Red Cardell, un rappeur U.S. d’origine irlandaise, le chanteur-guitariste des Silencers, Jimme O’Neill. Pour ajouter une couleur locale, la chanteuse de gwerz Louise Ebrel rejoint le groupe pour quelques morceaux. Cette création des Vieilles Charrues 2014 entraîne le public, en nombre, dans ses compositions énergiques. Je me laisse bercer par ces mélodies celtiques tout en promenant mon regard et mes appareils photos à la recherche de festivaliers originaux et inventifs, et il y en a !

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Saint Michel fait son entrée sur Grall. Ce duo de versaillais joue une musique électro pop. Selon eux, leur musique est un assemblage de « big pop » et d’  « électro sentimentale ». Un bel avenir semble leur être promis.

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Lorsque j’arrive sur l’espace Glenmor, Sir Elton John, vêtu d’une redingote bleue à paillettes et de lunettes très sobres, a déjà commencé son show. Dommage pour moi qui aime assister à l’entrée en scène des artistes. J’essaye de trouver une place convenable pour savourer les mélodies et textes de cet immense artiste que j’ai tant écouté. Il m’est évidemment impossible d’approcher de la scène. Je remonte aux environs du bar 8 (beaucoup le connaissent), c’est à dire très loin des premiers rangs. Cet enchaînement de tubes me ravit. C’est juste du bonheur.

Thank you so much Sir ! You did the job, for sure !

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Je zappe Miossec (je le verrai dans quelques jours au Festival du Bout du Monde) pour aller écouter le rap de Casseurs Flowters. Ce duo, constitué de deux normands, Orelsan et Gringe, fait jumper les festivaliers qui reprennent quasiment tous les titres proposés ce soir par les deux compères. Assurément, le public est acquis à leur cause et ils en jouent. Les textes ne sont pas vraiment « poétiques », plutôt simplissimes même, mais ça marche !

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Changement radical d’atmosphère avec Stromae. Ce personnage est un véritable OVNI. Un artiste complet, inventif qui gère intelligemment sa popularité grandissante de main de maître. Ce chanteur-poète est incontestablement intergénérationnel. Ceci est visible sur le site de Kerampuil (certes, les jeunes enfants ne pouvaient pas venir sans leurs parents !). J’ai vu, près de moi, très éloigné de la scène, de jeunes enfants en pleurs. Je suppose qu’ils étaient tellement déçus de ne rien voir et d’être placés là qu’ils n’ont pu retenir leurs larmes. On aurait pu s’en douter !

Dès le « bonsoir » lancé par Stromae, le ton est donné. Cette voix caverneuse et envoûtante annonce la couleur. On entre dans un monde à part.

Le show est juste exceptionnel, phénoménal, époustouflant… en un mot FORMIDABLE !

Tiré au cordeau du début à la fin. Le spectacle est autant visuel que sonore. A chaque fin de chanson on attend celle qu’on ne connaît pas. Mais non. Rien n’y fait. Stromae enchaîne les tubes, tous repris par le public qui n’en perd pas une miette.

Ce passage aux Charrues restera dans les plus grands moments du festival, c’est certain. Une tuerie ! Chapeau l’artiste ! Respect !

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Retour à la scène Grall pour découvrir Young Fathers. Trois gars qui proposent un hip hop alternatif auquel je reste plutôt hermétique.

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Je retrouve avec plaisir Franz Ferdinand, que j’ai déjà vu ici en 2005. Les quatre garçons de Glasgow enchaînent leurs tubes tels que Take Me Out, Jacqueline, Good Bye Lovers and Friends… qui enflamment la prairie de Kerampuil. Une belle prestation !

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Gesaffelstein a pour mission de mettre le feu à Kerampuil avec sa musique techno pour clore cette seconde journée aux Charrues.

Je décide de quitter le site alors qu’un orage s’abbat sur Carhaix.

Textes et photos : Bertrand Corre

Remerciements au Festival Les Vieilles Charrues, aux intermittents, aux bénévoles, aux artistes, au public, à la météo…

Copyright Bertrand Corre  pour Live!!

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