Les Vieilles Charrues 2014 : « Putain de Festival ! » 3/4

  C’est reparti pour une troisième grosse journée. Aujourd’hui encore, les Vieilles Charrues font le plein. Ce samedi 19 juillet affiche complet, comme la veille.

Malgré quelques courbatures dans le dos, après deux nuits sous la tente et de nombreux kilomètres parcourus avec le sac photo (6 kg), c’est avec la banane que je retrouve le site déjà bien peuplé.

L’orage d’hier, qui n’a pas trop duré, a eu le mérite d’arroser la prairie et d’éviter la poussière…

Je rate les deux premiers concerts. Benjamin Clémentine, dont on me dit beaucoup de bien (sa voix, notamment), et les british de Breton qui réveillent la scène Glenmor avec leur électro rock vivifiant.

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Les trois jeunes gars de Jabberwocky sont les premiers à déverser leur électro pop sur l’espace Grall.

Pour le situer, car peu connu pour l’instant, ce tout jeune groupe est l’auteur du hit Photomaton chanté par Elodie Wildstars, sorti en 2013.

Allez écouter ce titre et vous vous direz : « ah oui, bien sûr ! ». Très sympa. A suivre donc.

Un petit tour rapide à l’espace presse et au bar VIP en écoutant furtivement le bon rock des douarnenistes de The Red Goes Black. Je les ai vus aux Hivernautes et les reverrai en août à la Fête du Bruit. Cette présence sur la scène Kerouac est amplement méritée.

Retour vers la scène Grall ponctué d’arrêts photos des festivaliers toujours en forme olympique.

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Falabella, étiqueté « Label Charrues » est un projet solo. La découverte de ce mélange musical ne me séduit pas. Après les 3 morceaux autorisés en photo, je ne reste pas en écouter davantage. Peut-être que la suite du concert m’aurait davantage emballé.

La raison de mon départ précipité est le retour de Bertrand Cantat sur la scène Glenmor et je sais que le chemin sera long et difficile pour trouver un spot convenable. Je n’assiste donc pas au début du set de Détroit. Forcément, ce concert a un goût particulier. Surtout ici. Ceux qui, comme moi, ont eu le privilège d’être présents lors du gigantesque concert de Noir Désir en 2001 comprendront.

La voix est toujours là, profonde. Frissons garantis !

Inévitablement, chacun garde à l’esprit les terribles moments passés depuis…

La mélancolie des textes de l’album Horizons n’aide pas vraiment le public à sortir de sa torpeur au début du set. Puis, le rythme monte et les tubes de Noir Dez resurgissent, embrasant la prairie de Kerampuil : Lazy, TostakyLe vent l’emportera est repris en communion par les festivaliers de tous âges.

Il nous remercie d’être là. On le remercie à notre tour. Un moment intense !

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Fakear semble faire corps avec ses machines pour en sortir une électro « voyageuse ». Son concept : l’électro comme un voyage sans destination.

Tout un programme ! Le public est très réceptif.

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Le rock des Arctic Monkeys est puissant, très puissant. Il galvanise la foule carhaisienne. Alex Turner, le chanteur, tout de cuir vêtu, n’hésite pas à sortir son peigne pour recoiffer ses cheveux gominés. Un vrai rockeur !

Les tubes du groupe achèvent ce concert de très bonne tenue. Ils ont fait le taf, c’est sûr !

Je laisse Julien Doré séduire les jeunes demoiselles avec ses textes et sa musique dandy.

Je rejoins l’espace presse pour une suivre la conférence de Disiz.

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La techno et l’électro ne faisant pas partie de mes goûts musicaux, mes connaissances en la matière sont, disons, limitées. Carbon Airways est un nom qui ne m’est pas inconnu.

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C’est en voyant entrer en scène les deux tout jeunes protagonistes que ma lanterne s’est éclairée. Mais c’est bien sûr… ces deux ados qui ont fait la polémique il y a quelques temps.

Ont-ils le droit, étant mineurs, de sortir si tard, de faire jumper les foules et ne pas pouvoir aller au bahut le lendemain ?

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Il n’y a pas à redire, il y a de l’énergie à revendre chez ces frère et sœur. Ils assurent le show et le public les suit. C’est tout bon !

Une pause s’impose. Disiz diffuse son rap sur l’écran de l’espace VIP.

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Une nouvelle découverte électro sur la scène Grall. Grammatik joue une musique très ouverte.

De l’électro teintée de jazz, soul, funk, hip hop. Tout cela sur des rythmes soutenus et effrénés.

L’un des deux musiciens se sert d’instruments « réels ». Il joue de la flûte traversière, du saxo pour accompagner son acolyte aux machines. C’est surprenant et sincèrement très plaisant. Le public, connaisseur, est au rendez-vous. Un vrai bon moment.

C’est le moment de ranger le matériel photo. Je sais qu’il ne ressortira pas avant demain.

Je retrouve des copains et on se place pour Shaka Ponk. Malgré un nombre de concerts conséquent à mon actif, je ne les ai jamais shootés. Et pire, je ne les ai même jamais vus en « live ».

J’en attends beaucoup. Le set démarre sur les chapeaux de roues. C’est le feu d’artifice sur Glenmor. Les lumières fusent de toutes parts, les voix de Sam et Frah submergent la prairie de Kerampuil. On est transportés. Mais où va-t-on ?

Ce show est davantage un spectacle qu’un concert. Il allie musique et prouesses technologiques. On est dans un jeu vidéo. Goz, l’hologramme du singe, s’invite fréquemment sur le plateau et prend part à l’action.

Le clou du spectacle se produit lors du battle de batterie entre l’hologramme de Goz et le vrai batteur du groupe. GEANT !

Une petite remarque malgré tout. Le spectacle se produisait sur scène, bien évidemment mais les transmissions sur écrans ne montraient que les chanteurs. Par conséquent, vu l’étendue du lieu, beaucoup de festivaliers ont dû manquer une partie du show de par leur taille ou leur mauvais placement sur la prairie.

Ceci dit, j’ai été bluffé. Je m’attendais à un grand concert, on a eu un show énormissime ! Bravo !

Fin du spectacle : 3 heures du mat’.

Texte et photos : Bertrand Corre

Remerciements : Festival des Vielles Charrues, les artistes, les bénévoles, les intermittents, le public, la météo…

Copyright Bertrand Corre pour Live!!

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