Les Vieilles Charrues 2014 : « Putain de Festival ! » 4/4

Dernier jour du festival. Déjà ! J’aimerais que cela continue encore…

Objectif : profiter à fond des derniers concerts et de cette belle ambiance.

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A mon arrivée sur le site, ce dimanche 20 juillet, je ressens une atmosphère particulière, différente des jours précédents.

Les héros seraient-ils fatigués ? Oui certainement, mais ça n’explique pas tout. Il y a beaucoup moins de monde (35 000 entrées payantes).

Totorro (Label Charrues) est déjà passé. Tant pis. Je les ai vus aux Hivernautes cet hiver.

Leur musique post-rock envoie bien. Un groupe très énergique sur scène.

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Je me dirige vers la scène Grall pour quelques images de Traams. Les trois anglais jouent de la « skewed pop » (eh ouais !), une sorte de mélange punk krautrock pour être plus clair… Efficace.

Christophe est au piano sur la scène Glenmor. Sa voix, ô combien identifiable, semble avoir un effet soporifique sur la prairie de Kerampuil.

Les festivaliers sont assis, voire allongés. Certains dorment profondément (4 jours de fête, c’est long !).

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Le public semble éteint. Rares sont ceux qui ont encore de l’énergie pour courir et sauter partout.

Je rencontre un très jeune couple qui attend avec impatience les tubes de Christophe.

Etonné, je les questionne sur cet intérêt peu commun, il est vrai, chez les d’jeuns. Ils me citent toute une flanquée de noms de chanteurs français de cette génération qu’ils écoutent et apprécient : Gainsbourg, Bashung, Souchon, Brassens, Brel… Il y a pire, c’est sûr !!!

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Christophe sur la grande scène des Charrues… humm… j’avais des doutes. Ils se confirment. Je ne suis donc pas surpris.

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J’ai vu Christophe dans cette même configuration musicale (seul sur scène) dans le superbe Théâtre de Lorient, lors des IndisciplinéEs, à l’automne dernier. C’était grandiose ! L’acoustique de la salle et le silence quasi religieux de l’assistance participaient grandement à cette ambiance intime. Ici, la connexion avec le public ne s’est pas faite.

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Sur Grall, Bombay Show Pig entame son set. Trois musiciens sur scène. En fait, il s’agit d’un duo composé d’un guitariste et d’une « batteuse-chanteuse ».

Ils sont accompagnés par un bassiste. Ce groupe, prometteur, envoie un bon rock bien gras aux sonorités électro et aux mélodies accrocheuses.

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Etienne Daho investit la scène Kerouac avec sa pop des eighties. Un set quelque peu revival avec beaucoup de tubes repris. Cette fois, la magie s’opère avec le public.

Incontestablement heureux d’être là, il offre un excellent show aux festivaliers. Un vrai bonheur !

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C’est la seconde fois que je vois Von Pariahs cette année. J’en suis ravi. Cette musique new wave est un mélange de rock, punk, cold wave.

Accompagné de cinq musiciens, le chanteur est une boule d’énergie sur scène. En perpétuel mouvement, il chante ses titres avec vigueur et rage. Classieux !

Une pause tranquille à l’espace VIP d’où je jette un œil furtif à la prestation de Lily Allen. Elle saura agrémenter son show d’une panoplie de tenues très flashy et sexy.

Décomplexée à souhait…

Une petite parenthèse légère dans ce long weekend de musiques plus significatives.

Miles Kanes, n’ayant pu venir pour raison de santé, est remplacé par les BB Brunes, jeune groupe de pop rock déjà bien implanté dans le paysage musical hexagonal.

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Un public très jeune et principalement féminin est aux premières loges. On sent une petite hystérie poindre son museau…

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Les 4 garçons enchaînent leurs titres pop rock, repris par les nombreux fans. Une prestation tout à fait honorable.

Un arrêt devant la scène Kerouac pour apprécier quelques titres de Kavinsky.

Avant les ultimes concerts de cette édition des Vieilles Charrues, Jean-Luc Martin (président) et Jérôme Tréhorel (directeur général) montent sur la scène Glenmor pour présenter un rapide bilan de ce festival. Ils affichent un large sourire et laissent transparaître leur joie.

A l’instar de Nicola Sirkis et d’autres artistes, un puissant « PUTAIN DE FESTIVAL ! » lancé par Jean-Luc Martin inonde la prairie de Kerampuil et conclut ainsi ces quatre jours de bonne humeur, de bonnes musiques et de belles rencontres.

Sur les quatre journées, 225 000 festivaliers ont foulé le pré de Kerampuil !

Retour à l’espace Grall pour quelques photos de Birth of Joy et j’irai ensuite écouter Thirty Seconds to Mars.

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Mais voilà… Le plan ne se déroule pas comme prévu. Je reste scotché à Birth of Joy. Tant pis pour Thirty Seconds to Mars, une autre fois peut-être…

Le trio néerlandais de Birth of Joy déverse un rock garage puissant qui me cueille dès les premières notes. Wow… la claque ! Je resterai jusqu’à la fin du set.

Un bon rock avec une guitare qui sature. Une batterie qui tape fort, avec des solos à vous couper le souffle et… pas de bassiste ! Un clavier qui fait office de basse et de ligne mélodique.

Evidemment, le parallèle avec Ray Manzarek (claviériste des Doors) est immédiat et inévitable. Ça me parle, donc ça remue des trucs à l’intérieur. Les poils. Je suis conquis !

1 h du mat’ : This is the end…

Pour terminer, je confirme qu’il s’agissait d’un « PUTAIN DE FESTIVAL ! ».

Mes gros coups de cœur : Stromae, Détroit, Shaka Ponk et Birth of Joy.

Un conseil : allez voir les artistes en concert ; c’est en « live » qu’ils se révèlent !

Merci aux Vieilles Charrues. Vivement la prochain édition…

D’autres photos du festival dans ma galerie FLICKR

Texte et photos : Bertrand Corre

Remerciements : Festival des Vieilles Charrues, les artistes, les intermittents, les bénévoles, le public, la météo…

Copyright Bertrand Corre pour Live!!

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