Motocultor Night Fever

Le motocultor festival Open Air, un des plus importants festivals métal français, nous offre avec le partenariat de La Nouvelle Vague, une soirée au son des guitares hurlantes. À l’affiche : Tranzat, ENDE, Angelus Apatrida et Kadavar.

Black Metal, Trash et Stoner, bienvenue au Motocultor Night Fever

La soirée commence par l’entrée sur scène du quatuor brestois Tranzat et leur hellish Heavy Rock tout en dérision. Ils débarquent au ralenti comme en apesanteur avant de nous envoyer du gros son. Un jeu de guitare rapide, lourd voir saturé, une section rythmique explosive qui mène la danse et un chant varié qui passe d’une voie claire à hurlé. On surfe entre le classique rock (Black Sabbath et consort) et le métal progressif (Opteth…). Le public met une énorme ambiance dans la fosse avec pogo et headbang dès le début de la soirée. Il faut dire que le public est chaud patate.

 

TRANZAT

TRANZAT

 

Ensuite, c’est ENDE qui poursuit la soirée et son Black Metal. En allemand, cela signifie « fin » et pour ne rien vous cacher, j’ai bien cru que c’était la fin du monde. Atmosphère très noire, limite glauque. Chant hurlant et guttural, musique saturée à la mélodie que j’ai du mal à distinguer. J’avoue que je n’accroche pas à ce style. Par contre, la présence scénique du chanteur et des musiciens est indéniable.

 

ENDE

ENDE

 

La mise en bouche est maintenant terminée et c’est du lourd qui entre en scène avec les Espagnols d’Angelus Apatrida et leur nouvel album « Cabaret de La Guillotine ». C’est du trash métal façon Old School qui déboule sur les planches. Tout s’accélère au rythme endiablé des guitares. Ça tricote du manche à vitesse grand V, les headbangs se succèdent ainsi que les slams et autres pit circles dans le public. Il faut dire que les Ibériques sont « caliente ». La batterie est martyrisée par les coups de boutoir de Victor. Guillermo et David enchaînent des solos énormes à nous dévisser les tympans. Du bon gros son en quelque sorte. Après près d’une heure d’un set plus qu’énergique, ils laissent la place à la seconde tête d’affiche de la soirée.

 

Angelus Apatrida

Angelus Apatrida

 

C’est une salle chauffée à blanc et prête à en découdre que les Allemands entrent en scène. Le trio berlinois qui a su conquérir le public avec son album « Berlin » nous revient cette année avec leur dernier opus « Rough Time ». Dans un genre Hard Rock psychédélique qui sent bon les années 70. On sent tout de suite l’influence de Black Sabbath, Led Zeppelin et consort sans jamais tomber dans le plagia ou l’hommage revival. Non, c’est avec un rock stoner percutant, direct que KADAVAR nous rentre dedans avec une grosse section rythmique qui ne fait pas dans la dentelle et des riffs de guitare spontanés et éblouissants. Tout au long de la prestation, c’est Tiger (le batteur) qui attire l’attention. Il faut dire qu’avec son jeu chaloupé et puissant, sa batterie transparente et sa tenue en lycra léopard, il ne passe pas inaperçu. Je connais bien les deux derniers albums, car ils tournent bien souvent en boucle et quel bonheur de les entendre joués en live avec toute la magie d’une salle de concert. C’est un très grand moment que le public de la nouvelle vague a vécu.

 

KADAVAR

KADAVAR

 

Voilà une bien superbe soirée qui se termine et qui préfigure l’ambiance et l’atmosphère de ce que va être le Motocultor Festival Open Air cet été au mois d’août à St Nolff. Ceux qui auront la chance de s’y rendre vivront certainement un beau week-end. Pour ma part, deux grosses sensations avec Angelus Apatrida et Kadavar. Ils ont éclaboussé de leur classe la Nouvelle Vague. À noté aussi, les quasi régional de l’étape, Tranzat qui nous ont montré de bien belles choses et qui d’ici peu sauront percer sur la scène métal française.

 

 

Retrouvez toutes les photos ici.

Remerciements : La Nouvelle Vague, Motocultor Festival Open Air, Tranzat, ENDE, Angelus Apatrida, KADAVAR

Copyright Guénolé TRÉHOREL pour Live!!

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