Shaka Ponk au Liberté – Rennes

C’est avec un plaisir non dissimulé que je retrouve la salle du Liberté à Rennes pour mon second concert du mois de novembre et pas n’importe lequel, c’est celui de Shaka Ponk. Cette date suit la sortie de leur second album de l’année « The Black Pixel Ape ». On peut donc s’attendre à l’intégration de quelques morceaux de ce nouvel opus dans le show qui va nous être présenté. Autant vous dire que l’excitation est palpable en arrivant aux abords de la salle.

Lorsque je rentre par le fond de la salle, la première partie envoie les premières notes et je m’aperçois vite que c’est plein comme un œuf. Pas un espace de libre et je vais mettre 5 bonnes minutes à rejoindre la PIT (espace entre les crashs et la scène).

ALBPour ouvrir le bal, on retrouve sur scène : ALB. C’est un groupe assez surprenant par sa composition, car ils ne sont que deux face à face sur scène. Le chanteur Clément Daquin (cerveau du projet, compositeur et multi instrumentaliste) et le batteur Raphaël originaires de Reims jouent une pop légère et fraiche chantée en anglais. Vous les avez presque tous entendus sans le savoir, car leur morceau « Golden Chains » a été repris pour la pub de la Peugeot 208. Belle prestation de ce duo qui nous a transportés dans un univers riche en sonorité : entre morceaux acoustiques et sons torturés.

Mais maintenant, la salle est impatiente d‘en découdre avec les furieux monkeys. Les fans sont présents devant les barrières tantôt déguisés tantôt tatoués au marqueur au nom des Shakas. Pour faire patienter tout ce beau monde, c’est un air de musique classique qui tente de tempérer les ardeurs. Quand tout à coup, le rideau tombe et on découvre le décor blanc de la tournée « White Pixel Ape ». Shaka PonkLà, c’est un tremblement de terre de magnitude 7, la salle s’ébranle, le public hurle et sur scène c’est le début de « l’intro » avec cette violoncelliste aux mains décharnées qui entame le concert. Puis, un à un, Mandris (basse), CC (guitare), Steve (clavier, samples), Ion (batterie) prennent place. La scène s’illumine de mille feux. À la fin de l’intro, c’est l’entrée des deux derniers protagonistes Frah et Samaha Sam. Shaka PonkLe show commence avec une énergie redoutable sur « Black Listed ». La version album est remuante, mais là c’est puissance mille. Frah et Samaha Sam sautent partout, ils sont branchés sur le 220. Le spectacle est partout, dur de voir tout ce qui se passe sur scène. Goz (le primate électronique emblématique et septième homme du groupe) est de la partie dans son complet blanc, cravate blanche. Très vite, les costumes tombent et voilà la joyeuse bande de furieux torses nus et transpirant dans ce four qu’est devenu Le Liberté. On doit atteindre les 40 °C tellement il fait chaud et que la foule saute au grès des riffs, de la batterie rageuse et des synthés.

Sur « Sex Ball », la scène est occupée par Samaha Sam qui se charge de chauffer à blanc les spectateurs. Il faut dire que la belle a des atouts et elle est bien accompagnée par une section rythmique tonitruante. Les jeux de lumière et les vidéos complètent le tableau. Le public connait par cœur ce titre de l’album « The Geeks And The Jerkin’ Socks », ça saute et hurle dans toute la salle, les 5000 spectateurs sont en liesse.

La mise en scène est prodigieuse, ce n’est pas un simple concert auquel on assiste, mais bel et bien véritablement à du grand spectacle. Les jeux de scène sont parfaitement maîtrisés et la synchronisation des gestes de Frah et Samaha Sam avec les écrans est parfaite.

C’est un vrai rouleau compresseur qui vous passe sur le corps, surtout si vous vous trouvez sous les sauts de Frah lorsqu’il prend un bain de foule. L’énergie est folle et communicative. L’alternance de morceaux speed et de morceaux plus calmes rythme le concert, au risque de casser un peu la dynamique. Mais non, le public est bien là et aux premiers accords musclés, il répond au quart de tour. Un des instants les plus attendus, c‘est la battle. Deux gros gorilles argentés arrivent sur une musique et un décor d’apocalypse et l’un d’eux se met à jouer de la batterie en compétition avec Ion. On n’est pas déçu, c’est une démonstration du talent de Ion et de son jeu rapide, puissant et précis.

Shaka PonkEnsuite, place à la belle Sam qui nous interprète « Hell me Kill me » d’une incroyable douceur avec un masque noir sur les yeux. Les scènes vidéos s’enchaînent et nous immergent dans le monde, un peu sombre, de Shaka Ponk. On passe d’un univers résolument Rock punk à une ambiance reggae sur « My name is Stain »avec Goz monté sur un éléphant qui accompagne Samaha Sam.

Un autre grand moment fut l’interprétation de « 6x Love ». Frah harangue la foule tel un prêcheur un jour de messe, en finissant son sermon par des alléluias repris par le public. Shaka PonkEn arrière-plan, une chorale gospel d’un genre nouveau entonne les choeurs en balançant la tête de droite à gauche sur les coups de guitare saturée de CC. Un régale. Quelques minutes avant la fin du concert, Frah nous gratifie d’un slam stratosphérique. Perché sur deux cubes, il exécute un saut digne de Carl Lewis avant d’atterrir dans les bras du Liberté.

 

Je ne vais pas vous lister la totalité des titres, car il faut laisser un peu de suspens pour les little monkeys qui vont aller hurler avec les Shakas pour le reste de la tournée. En tout cas, moi j‘ai pris une grosse claque et j’ai du mal à redescendre après un tel spectacle. On comprend tout de suite pourquoi leurs concerts affichent complet. Alors, un conseil, même si vous n’êtes pas des inconditionnels de Shaka Ponk, courez acheter une place s’il en reste, car vous allez en prendre plein les yeux et les esgourdes.

 

Retrouvez toutes les photos du concert de Shaka Ponk ici

Remerciements : Shaka PonkZouave ProdTôt ou Tard

Copyright Guénolé TREHOREL pour Live !!

 

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