Shaka Ponk – Monkadelic Tour à Rennes

La dernière fois que j’ai croisé la route de Shaka Ponk, c’était en 2015 lors de la tournée White Pixel Ape. Aujourd’hui, c’est avec un plaisir non dissimulé que je les retrouve à Rennes pour leur Monkadelic Tour.

La tornade Shaka Ponk ébranle le Liberté

Comme il y a trois ans, c’est le duo rémois, ALB, qui a la lourde tache de chauffer le Liberté. Musique électro-rock agrémentée de bit de jeux vidéo. Ils ont l’habitude des grandes salles, car ils ont officié comme première partie dans bon nombre de dates de la tournée des Shaka. Très à l’aise, ils n’hésitent pas à entrer en contact avec la foule leur demandant de former une constellation avec leur portable sur un morceau ou de s’asseoir sur le bord de la scène au plus près du public. Au final, le public a bien accroché et est fin prêt pour accueillir la tornade Shaka Ponk.

Un concert des Shaka Ponk n’est pas un concert comme les autres. On assiste plus à un show qu’à un concert banal. Ici tout est mis en œuvre pour que le spectateur puisse s’immerger dans l’univers du groupe. Tout d’abord, petite introduction sur un air classique puis le ils arrivent un à un au son de « Killin Halleluya » avec en fond, une chorale gospel numérique. Dès le second morceau, Frah se jette dans le public afin d’initier un slam dont il a le secret. Le concert est à peine commencé que le rythme est soutenu à la fois sous les frasques de Frah, mais aussi sous les coups de boutoir assénés par Mandris, Ion, CC et Stevee. Ils martèlent un son très punchy limite métal, de quoi faire bouger les derniers récalcitrants dans la salle. À partir de là, la pression ne va jamais retomber et la cocotte minute qu’est le Liberté ne va cesser de monter en pression jusqu’au bouquet final.
Bien évidemment, c’est « The Evol » qui est mis en lumière durant cette tournée avec quelques morceaux bien choisis des précédents opus comme « Wonna Get Free », « Picky », « Palabra Mi Amor » sans Bertrand Canta. Ils forment le liant avec le public fidèle qui peut s’en donner à cœur joie en reprenant en cœur les paroles et en sautant comme un seul homme.


Un des grands moments du concert, c’est la circle pit géant déclanché par Frah au beau milieu de la fosse. Ni une ni deux, je me décide à voguer sur les flots. Entraîné comme dans un tourbillon, personne ne peut résister à cette énergie pure. Je me retrouve à quelques centimètres de Frah qui ne cesse de slamer afin de rejoindre les tribunes. Dans la bagarre, j’en perds le pare-soleil de mon objectif que je retrouverai plus tard dispersé en mille morceaux aux quatre coins de la salle.
Après ces émotions, je décide de rejoindre les gradins du fond afin de profiter au mieux de la fin du spectacle. De là, je me délecte du spectacle. J’en prends plein les yeux. Les effets visuels sont splendides, les décors de scène sont dignes d’une aire post apocalyptique. Grosses colonnes de pierre recouvertes de végétation qui se déplacent de gauche à droite. Écran surdimensionné où sont jouées les différentes scènes avec des singes, des zombies, des robots et la fameuse battle de batterie. On a le droit aussi à un bel hommage à David Bowie, Prince, Kurt Cobain et Lemmy. C’est une belle initiative qui nous permet de redécouvrir les grands standards de ces légendes du rock. Maintenant, on s’achemine vers la fin du concert.

Cela fait deux heures que les furieux Monkeys sont sur les planches et que la fosse est en effervescence. Après deux rappels, c’est une bruyante ovation qui s’élève de la fosse afin de saluer les trublions du rock français. Ceci n’est qu’un au revoir, car j’aurais la chance de recroiser leur route lors du festival de Bobital début juillet.

Retrouvez toutes les photos ici.

Remerciements : Shaka Ponk, Tôt ou Tard, Zouave Spectacle

Copyright Guénolé TRÉHOREL pour Live!!

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