Un samedi soir au Panoramas #16

Arrivé vers 19h 30 avant le début des hostilités, je retrouve ce site de Lango dépeuplé des ses festivaliers et bien calme…çà ne va pas durer…

J’avoues très sincèrement être venu pour UN concert en particulier, celui des Bloody Beetroots qui seront présent ce soir en version Live et non en Dj set comme j’avais déjà eu la chance de les voir. Mais ceci est une autre histoire que je vais vous raconter un peu plus tard.

20h et arrivée des premiers festivaliers…pour vous donner une idée, un des premiers entrés aec qui je vais discuter quelques minutes va se faire sortir manu military par la sécu vers 21h…ca promet…

20h30 et premier concert : Je découvre le set des BRNS ( à prononcer Brains). Les bruxellois sont venus défendre leur album 2012 « Wounded » et n’ont finalement pas de mal à insuffler une elle ambiance en ce début de soirée devant un public pourtant peu nombreux. Des jeux de cloches,  une guitare donnant très explicitement la couleur math rock du groupe, des décalages rythmiques, et une batterie donnant le tempo d’un show incroyablement bien maîtrisé.

BRNS au panorama #16

Pas le temps de rester trainer je file vers la grande salle de Lango où sont en train de se mettre en place les Concrete Knives. Assez curieux de découvrir la musique de ce groupe français que l’on m’avait décrite comme un mélange d’ influences très diverses : ce qui ne devrait vraiment pas me déplaire. Ils commencent, par deux  morceaux pop qui ont un peu de mal à faire décoller le public présent. Les morceaux se succèdent avec cohérence et sont effectivement très variés au niveau du style. Musicalement c’est bien construit et assez original. La deuxième partie du set est nettement plus variée au niveau du tempo entre les morceaux, ce qui donne beaucoup plus de relief à l’ensemble et permet au public de plus se manifester.

Concrete Knives au panorama #16

Un petit tour du coté du set des Poni Hoax, et leur style new wave des années 80..Le chanteur, la quarantaine, vêtu d’une veste et d’un jean,  gesticule sur scène à la Gainsbourg. Un rock fiévreux et crooner mélé à des sonorités electro expérimentales. une Ambiance très « dark » avec très peu de lumière..je décide de ne pas rester plus longtemps.

Poni Hoax au panorama #16

Sur mes deux rendez vous du jour très attendus, voilà le premier et l’arrivée sur scène des Black Strobe..la salle commence d’ailleurs à très très sérieusement se remplir. Sur une scène habillée par une brume factice, la large et imposante silhouette d’Arnaud Rebotini se dessine partiellement, avant de s’imposer pleinement aux yeux des festivaliers sous un tonnerre d’applaudissements. Le chanteur balance virilement son allure de crooner des années 50 sur la scène en même temps que les notes discos et animales. Le set s’appui sur un jeu de lumière qui ne s’arrête jamais bien longtemps sur le visage du chanteur afin de renforcer l’atmosphère d’étrangeté électronique et rockeuse qui entoure le quatuor. Un concert completement déroutant comme je l’attendais!! Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous conseille l’écoute de leurs derniers titres mais surtout de filer les voir sur scène si ils passent par chez vous…

Black Strobe au panorama #16

Le festival est maintenant plein à craquer et le passage d’une scène à l’autre devient de plus en plus compliqué au milieu d’une foule dense et avec le materiel photo. Je décide donc de rester dans la grande salle en attendant l’arrivée des fous furieux Bloody Beetroots. La scénographie est plus simple que pour la tournée précédente. Fini l’immense logo « Church of Noise – Death Crew 77 », remplacé par un immense logo blanc « The Bloody Beetroots live » s’illuminant au rythme de la musique. Cependant, nouveauté importante, c’est un beau piano noir qui trône au milieu de la scène. Le public est complètement déchainé quand les premiers sons résonnent dans grand Hall. Comme de vraies rockstars, les Bloody Beetroots provoquent des mouvements de foule dans la salle. On est transporté à droite à gauche. Ils sont trois sur scène, les 2 DJ italiens accompagnés de leur batteur, tous vêtus du masque de Venom. Mais ils joueront aussi du piano, de la guitare…Un démarrage en trombe..les accolytes s’en donnent à coeur joie sur scne avec ce style electro qu’on leur connait si bien. Pour moi, cette découverte de la version live est un pur moment de bonheur ..le leader est complètement déchainé au piano et nous livre quelques sauts dont il a le secret. Helas, les mouvement de foule trop important vont devoir imposer à la sécu de nous faire sortir de la fosse photo alors que  nous avions normalement droit à tout le set. Je finirais donc au niveau de la plateforme handicapés la fin du show qui va d’ailleurs prendre une tournure que l’on attendait pas car les trois compères augmentent les BPM et nous balancent du Punk ! Hurlements dans la salle ! Le public se met à pogoter. Ils resteront sur cette lancée jusqu’à la fin, avec un auditoire complètement en transe devant leur prestation.
C’est l’effet Bloody Beetroots. Une énergie qui ne laisse personne de marbre, un remarquable exutoire en temps de crise !

The Bloody Beetroots au panorama #16

La quasi impossibilité de rejoindre l’autre salle pour la suite va me décider à partir sur cette terrible ambiance et un souvenir indélébile de ce furieux set des Bloody.

Un grand merci à l’équipe du panoramas#16 de m’avoir si chaleureusement accueilli…

 

Toutes les photos : Par Erwan Raphalen

Remerciements à : BRNS / Concrete Knives / Poni Hoax / Black Strobe / The Bloody Beetroots / wart / Aoura

Copyright Erwan Raphalen pour Live!!

 

 

Please follow and like us:
0

Leave a reply

Your email address will not be published.