ZZ Top au Liberté

Quoi de mieux pour commencer l’été que d’avoir le privilège de découvrir les légendes du Rock US : ZZ Top. C’est avec une certaine excitation que je me rends à Rennes pour assister à l’une des quatre dates françaises de leur tournée 2016. Sur le parvis de la salle, c’est une longue file d’attente qui s’étire jusqu’au fond de la place du champ de Mars, signe que Le Liberté sera plein comme un œuf. Un grand moment de musique en perspective.

ZZ Top

Place tout d’abord au Ben Miller Band qui assure la première partie de cette soirée avec leur bluegrass énergique teinté d’une bonne dose de rock. C’est une musique roots qui nous est proposée. Une multitude d’instruments défile sur la scène : violon, guitares faites main, harmonica, basse, broomstick bass (confectionné à l’aide d’une bassine en acier, un manche à balai et une corde. Secouez le tout et vous avez de quoi faire une ligne de basse assez atypique). Le look du band est tout droit sorti du fin fond du Texas. La musique est énergique et communicative. Ils chauffent la salle comme il faut en profitant de la demi-heure qui leur était accordée pour laisser leur empreinte. Belle mise en bouche avant d’attaquer le clou de la soirée.

 

Encore une bonne vingtaine de minutes à attendre avant la montée sur scène des mythiques barbus texans. Le décor est sobre voir minimaliste, deux murs ZZ Topd’enceinte à gauche et à droite de l’imposante batterie avec sa double grosse caisse. À l’arrivée sur scène de Billy Gibbons et de ses deux compères : Dusty Hill et Frank Beard, c’est une ovation qui s’élève de la foule pour accueillir les héros de la soirée.

ZZ TopEt là pas de round d’observation, c’est pied au planché que le trio commence avec deux titres de l’album « Eliminator » : « Got me Under Pressure » et « Gimme all your lovin’ », ensuite place à « Tres Hombres » avec « Waitin’ For The Bus » et  « Jesus Just Left Chicago ». Autant dire que tenir l’appareil photo avec ces riffs de guitares est à lui seul une prouesse dont je ne me sentais pas capable. J’ai dû à plusieurs reprises faire une pause pour laisser mon corps s’agiter comme le public. On a le droit au déhanchement synchronisé de Billy Gibbons et Dusty Hill tandis que Frank Beard martèle ses fûts et cymbales sans ménagement. Du bon gros son avec une guitare virevoltante. Certes, il n’y pas de sauts, ni une débauche impressionnante d’énergie, mais les esgourdes se régalent. Je constate que les soixantenaires sont encore capables de livrer un set haut en technique enchainant solos, riffs et groove. Du bon vieux rock en quelque sorte sans jamais tourner à la démonstration. En fin de concert, on a le droit à la reprise d’Hendrix « Foxy Lady » qui enthousiasme le public. Après une pause de quelques minutes, ils remontent sur scènes avec un nouveau look : guitare et clavier en moumoute blanche pour « Legs » et « La Grange » dans une version rallongée de près de 10 minutes. ZZ TopZZ TopUn bonheur jouissif d’entendre cette chanson mythique qui a bercé mon adolescence. Les poils se dressent : mission accomplie. Pour finir, suivront les titres « Tush » tout aussi mythiques, une cover de Merle Travis « Sixteen Tons » et « Jailhouse Rock » du King Elvis Presley.

ZZ TopAprès 45 ans de carrières et plus de 50 millions d’albums vendus, le trio texan nous a livré une belle prestation. Certes ça ne déborde pas d’énergie et le public ne slame pas, mais la qualité du jeu de Billy Gibbons m’a ravi et apparemment je n’étais pas le seul. Petit regret, 1 h 15 de concert, un peu court. J’aurais aimé vibrer une bonne demi-heure de plus. Merci ZZ Top pour ce flashback aux sources du rock 70’.

 

Photos et texte : Guénolé TREHOREL

Remerciement : ZZ TopGérard Drouot Production

Copyright Guénolé TREHOREL pour Live!!

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