Festival Insolent : Printemps 2013

Le rendez-vous incontournable de l’automne présente, depuis deux ans, une collection printanière. Après le succès de  l’édition “printemps 2012″, Régie Scène et son festival itinérant INSOLENT investissent le département du Morbihan. Eh oui !
Après Quimper, Morlaix et Lorient, INSOLENT débarque cette année à VANNES et LORIENT !
Deux soirées sont au programme de cette « collection printemps » : Le Vendredi 26 Avril au parc des expositions du Chorus à Vannes avec :  C2C / ARCHIVE / DJ KENTARO / BREAKBOT.
Le Samedi 27 Avril au parc des expositions du pays de Lorient à Lanester avec TRYO / LA RUE KETANOU / PUBLIC ENEMY  / RAGGASONIC / STEEL PULSE / SKIP THE USE / ZENZILE…

c2c-604-tt-width-604-height-403-attachment_id-301413 C2C

D’abord dénommé Coups 2 Cross, C2C est formé en 1998 à Nantes (Loire-Atlantique) par des membres de Hocus Pocus et Beat Torrent. 20syl, DJ Greem, Atom, et Pfel unissent leurs talents pour faire tourner les platines et participer aux concours de DJs. C2C sort à partir de 2001 des vinyles de breakbeat qui Permettent aux DJs d’avoir des effets à portée de la main pour les inclure dans leur mix. Flyin’ Saucer (2001), Flyin’ Saucer II (2002), et Flyin’ Saucer III (2003) sont les trois réalisations de C2C dans ce segment ultra spécialisé. En 2003, C2C est champion du monde par équipes de Disco Mix Club. Il renouvelle la performance en 2004 et 2005, Pfel étant cette année le vice champion du monde en individuel. C2C est au sommet en 2006 où il remporte le titre par équipe en DMC et en International Turntablism Federation. Son record de victoires dans ce domaine tient jusqu’en 2011 où C2C est dépassé par les Japonais de Kireek. Egalement crédité de quelques apparitions sur les disques de Hocus Pocus, C2C songe logiquement à sortir ses propres compositions. Un premier jet est disponible en janvier 2012 sur le EP de six titres Down the Road. L’impact est rapide, et chose rarissime l’ EP se retrouve classé parmi les meilleures ventes françaises d’albums, tandis que le morceau titre l’imite dans celui des singles. C2C devient un vrai phénomène qui déplace les foules en concert. Les attentes sont amplement comblées par la sortie de Tetra, qui est d’emblée rien de moins que l’un des albums phares de la rentrée 2012. Les présences amicales du rappeur américain Pigeon John, et du ténébreux suédois Jay-Jay Johanson, sont là pour apporter à Tetra un cachet supplémentaire. Les ventes par téléchargement s’envolent dès sa sortie le 3 septembre, tandis que C2C se prépare déjà à remplir le Zénith de Paris en mars 2013.

archiveARCHIVE

Le groupe anglais Archive nous avait habitués à flotter dans un univers sombre et torturé. Inclassable et hétéroclite, tant dans leur genre que dans leur constitution en constant renouvellement, Archive nous surprend encore par un tournant à 180 degrés. Entre rock alternatif, progressif, trip hop, électro-pop, le groupe se veut hors norme et sans frontière (il a étrangement davantage de succès en France que dans son propre pays). Darius Keeler et Danny Griffiths, les deux membres leaders autour de qui les autres vont et viennent au gré de leurs humeurs et errances, définissent ce nouvel album comme beaucoup plus lumineux et optimiste que les précédents. Dans « With us until you’re dead », bien qu’on retrouve dans certains titres des réminiscences de leurs tourments passés (ça reste avant tout du Archive et l’on sent leur empreinte du début à la fin), les autres se démarquent radicalement en privilégiant le côté émotionnel et atmosphérique ainsi qu’une certaine légèreté voire une mélancolie qu’ils n’avaient certes pas avant (pour exemple leurs albums « Noise » ou « Lights »), comme un besoin qui était ancré en eux de se renouveler pour mieux surprendre. Pour ce neuvième opus, le groupe s’offre le talent d’une toute jeune chanteuse de 21 ans, Holly Martin, qui a une bien jolie voix, souple, juste et mature. D’ailleurs, «Violently », le premier single au clip assez marquant, a été spécifiquement choisi pour la présenter puisqu’elle assure la partie vocale principale de ce titre, entre autres bien entendu.

KentaroDJ KENTARO

Troisième du championnat du monde DMC en 2001, il entrera dans la légende l’année suivante en remportant la distinction suprême avec le premier score parfait de l’histoire de la compétition. Loin de n’être qu’un génial turntablist qui ne résume son talent qu’à la technique, il sait mettre à profit ses extraordinaires capacités techniques au service d’une approche musicale sans limites, faite de hip hop, de breaks, de drum n’bass et d’électro, bouleversant les limites entre les styles comme aucun autre dj ne peut le faire. Mais le vrai cadeau date de 2007 lorsqu’il sort son premier album, une oeuvre technique et créative très attendue, où l’on retrouve notamment les participations de Spank Rock et de New Flesh. DJ Kentaro revient en force à l’été 2012 avec «Contrast », son deuxième album chez Ninja Tune. Depuis la sortie de son premier LP « Enter » en 2007, le roi du turntablisme règne en maître sur la discipline. Avec « Contrast », DJ Kentaro confirme une  nouvelle fois son statut et nous montre qu’il sait s’entourer de la crème actuelle (DJ Krush, Foreign Beggars, Kid Koala ou encore C22).

Breakbot BREAKBOT

Nouvelle signature du label Ed Banger, le français Breakbot se fait connaître par ses remixes de Justice, Sebastien Tellier, Royksopp ou Metronomy. Après un premier maxi en 2008, il sort l’EP «Baby I ‘m Yours » en 2010. La chanson de « Baby I ‘m Yours » figure dans les meilleures ventes françaises en 2011 et 2012. L’album « By Your Side » en Septembre 2012 se partage entre electro pop et electro funk. Breakbot devient le nouvel espoir français de l’electro avec son style frais et aventureux.

tryo-en-tournee-allemandeTRYO

« Ladilafé », le nouvel album du groupe TRYO est sorti le 27 Août 2012 sur le labelColumbia. Ce cinquième album studio, initié en juin 2011 à La Réunion, puis enregistré dans les studios Realworld près de Bristol (Angleterre) et au studio Garage (Paris), a été réalisé par Dominique Ledudal et TRYO.” Ladilafé” s’annonce d’ores et déjà comme un album vif, tout autant enlevé qu’engagé et sensible. Le groupe TRYO a vendu en douze ans d’une carrière régulière et intense plus de deux millions et demi de disques. Leur Dernier album “Ce que l’on sème “, aux chansons reconnues comme “Toi et moi” ou “Ce que l’on s’aime”, a été certifié triple platine depuis sa sortie il y a quatre ans. Leur dernière tournée, passée par des dizaines de Zéniths et leur premier Bercy archi complet, s’est terminée en 2010 par deux séries de concerts en Amérique du Sud. Elle a réuni plus de 400 000 personnes en un an et demi.

la-rue-ketano-et-zaz-fetent-le-bruit-20855LA RUE KETANOU

Venus d’une compagnie de théâtre, les trois musiciens de la Rue Kétanou ont séduit, en quatre ans et trois albums, un public amateur de chansons réalistes, mais aussi de l’univers du voyage des bohèmes et des saltimbanques. C’est un hymne à la tolérance, et à la vie tout simplement, que chante depuis l’année 2000, le trio formé par Olivier Leite, Mourad Musset et Florent Vintrigner. Leur nouvel opus est prévu pour 2013 !

public-enemy-de-retour-avec-2-albums-cette-annee-490x270PUBLIC ENEMY

Public Enemy est le groupe précurseur de la scène rap hip hop old-school new-yorkaise. Après son entrée fracassante en 1987 avec son single “Public Enemy #1”, le groupe n’a fait qu’engranger de nouveaux inconditionnels après chacun de ses albums. Acclamés par la critique et révérés par leur posse, Chuck D, Flavor Flav, Professor Griff, DJ Lord et The S1 W’s proclament un rap bruyant et puissant aux paroles sans concessions comme marque de fabrique, et appliquent sur scène leur devise : “Fight the Power !”. Après des débuts tonitruants, conscients de leur impact sur la jeunesse américaine, les “Rebel without a pause” savent aussi prendre leurs responsabilités en engageant les gamins des ghettos à aller à l’école plutôt qu’à traîner dans la drogue. Ce n’est pourtant pas pour cela qu’ils ont mis leurs idées et leur verve au placard en psalmodiant “Burn Hollywood Burn” avec la participation de Big Daddy Kane et Ice Cube. En allant de “It takes a nation of millions to hold us back” à “Revolverlution” – leur dernier album – autoproclamé ”pire cauchemar pour la musique” – a contaminé aussi le cinéma en participant à la B.O. de “Do the Right Thing” ou encore en réalisant entièrement celle de ”He Got Game” de Spike Lee. Leurs revendications ne sont pas seulement des paroles en l’air comme pour beaucoup dans le milieu du rap. Public Enemy sait aussi s’appliquer ses propres leçons en étant l’un des premiers groupes de la planète à publier, en 1999, un album entièrement en MP3 disponible sur le net : “There’s a Poison Going On”. Dans le même esprit, leur dernier album “Revolverlution” a été élaboré en collaboration avec leurs fans. En publiant leurs textes sur internet avant de les enregistrer, les paroliers en herbe ont pu acérer, par mail, des lyrics déjà bien affûtés. Alors que le début du 21ème siècle laisse paraître une suite de publications de compliations (20th Century Masters, The Millenium Collection : The Best of Public Enemy, Power to the People and the Beats : Public Enemy’s Greatest Hits, Beats And Places ), le groupe parvient à sortir en 2007 l’album How You Sell Soul To A Soulless People Who Sold Their Soul?. Ils sont de retour en 2012 avec leur 11è album studio : Most of My Heroes Still Don’t Appear on No Stamp

raggasonicRAGGASONIC

L’aventure de Raggasonic débute en 1990, lorsque Big Red rencontre un jeune toaster très prometteur : Daddy Mory. Petit à petit, le milieu underground du ragga se retrouve sous le charme du duo. En 1995, les Raggasonic enregistrent leur premier album (intitulé… Raggasonic). Ils travaillent avec Frenchie, un producteur français exilé à Londres. Ce dernier, qui a travaillé avec les meilleurs artistes reggae jamaïcains et anglais, devient rapidement un membre à part entière du groupe. Grâce au bouche à oreille, leur album atteint rapidement les 200 000 exemplaires vendus (double disque d’or). Pour les amateurs de musiques urbaines, la reformation de Raggasonic était au moins aussi attendue depuis longtemps. Il suffisait de patienter : Big Red et Daddy Mory, aka Raggasonic le plus grand groupe de l’histoire du ragga français, ont enfin effectué leur come-back en 2010, plus de dix ans après leur séparation ! Comme une suite logique à leur reformation, les Raggasonic travaillent sur de nouveaux morceaux et enregistrent un nouvel album, et ce afin de satisfaire la longue attente de leurs supporters les plus voraces tous âges confondu. Nous avons pu les voir semer l’hystérie collective lors des vieilles charues, le bataclan, Paris Olympia remplis à bloc, devant 1 million 250 000 spectateurs à SOS racisme face à la tour Eiffel, la fête de l’humanité, Solidays et encore bien d’autres évènements marquants…Le 15 octobre 2012 est sorti la suite de cette aventure : LE NOUVEL ALBUM RAGGASONIC 3. On trouve logiquement le producteur Frenchie aux commandes. Raggasonic et son equipe repartent sur la route pour défendre cet opus tant attendu !!! Octobre 2012 marque ainsi le retour dans les bacs du plus talentueux des groupe francais de ragga /reggae.

sans-titreSKIP THE USE

Skip the Use se forme à Lille en 2007. Après avoir soutenu le groupe punk Carving pendant dix ans, le chanteur Matt Bastard fait équipe avec le compositeur et guitariste Yann Stefani. Jay Gimenez, Lio Rapsaert et Manamax Catteloin complètent la formation. Remarqué par un éditeur lors d’un concert au Portugal, Skip the Use peaufine son premier album avec les producteurs Manu Guiot et Yves Jaget. Le résultat paru sur le label du groupe (Calysta) en octobre 2009, amène un rock puissant et néanmoins dansant. Le quintette entame une tournée nationale dans la foulée. Après quelques trois cents concerts en deux ans, Skip the Use est courtisé par le label Polydor qui signe le groupe en pleine ascension. Les cinq rockers reprennent dans la foulée le chemin des studios pour enregistrer le diabolique Can Be Late mêlant titres originaux et morceaux de leur répertoire de scène réenregistrés pour l’occasion. Sorti en février 2012, Can Be Late symbolise le décollage des Lillois au niveau national voire international avec un son electro rock gonflé à l’helium comme en témoigne le premier extrait « P.I.L. ».

web_ZENZILE-fond-Blanc-ColorZENZILE

A bien des égards, « Scars », le titre d’ouverture de ce nouvel album, pourrait servir de parfait condensé à l’oeuvre de Zenzile : une nappe de clavier rampante, une basse nonchalante, un groove qui s’installe imperturbablement, la voix sexy en diable de Jamika qui impose le silence, une flûte enchanteresse en écho, et les corps qui deviennent incontrôlables. Bref, du dub et en même temps tellement d’autres choses. Le groupe angevin s’est en effet toujours arrangé pour apparaître où on ne l’attendait pas : précurseur du dub au milieu des 90’s quand le genre était parfaitement inconnu en France, sobre et aérien quand les pairs avaient tendance à empiler les couches, soudainement électronique quand leurs fans ne juraient plus que par leur son très organique, et récemment de retour au dub originel quand on les croyait définitivement basculés dans le rock… Alors bien entendu, vous devinez que ce n’est pas parce que leur huitième album s’appelle «Electric Soul » qu’il faille y chercher de quelconques hommages à Aretha Franklin ou Al Green. Ça serait beaucoup trop simple… Non seulement ce disque n’est pas particulièrement soul, mais il n’est même pas le plus électrique de leur carrière. En revanche, il a indéniablement une âme, qui irradie les neuf  Morceaux du tracklisting. Cette âme, c’est un son. A la manière de Grace Jones ou ESG au début des 80’s, voire de Massive Attack à la fin des 90’s, Zenzile a su s’inventer une identité sonore éminemment personnelle, piochant ici et là dans le dub, le post-punk, la Black Music, la new-wave et la pop. Ce nouveau disque réussit donc encore l’impossible pari de surprendre tout en étant familier. Comme si les Angevins, avec l’expérience, n’écrivaient plus que des classiques instantanés. On a beau chercher dans leur imposante discographie, on ne voit pourtant pas grand chose qui ressemblerait déjà à ces « Stay », «No Idol », « Magic Number », « Yuri’s Porthole » ou « Man Made Machine » (où l’on entendrait presque planer le « Angel » de Hendrix en fond). Ce qui n’empêche pas de reconnaître la patte du groupe dans la seconde. « Electric Soul » rend ainsi hommage à un certain passé (le dub du On-U Sound de Adrian Sherwood, la new wave jamaïcanisée), s’inscrit dans un présent relatif (les meilleurs travaux de Roots Manuva) et regarde effrontément vers l’avenir (une bonne moitié de ce disque pourra prétendre à figurer sur une compilation rétrospective de la carrière du groupe). Les fans le savent, chaque disque de Zenzile possède son sommet caché, qu’on attend impatiemment de pouvoir gravir sur scène à leur côté. Ici ce sera sans conteste « Over/Time », magnifique odyssée cinématique de 8’27’’ entre post -rock et spiritual jazz, qui emporte les corps et les esprits dans son sillage. Apocalypse now ! Un dernier mot tout de même pour présenter la dernière recrue du désormais septet : le franco-égyptien Jérôme «Jay Ree» El Kady en impose par son chant protéiforme et incite le groupe à signer son premier disque 100% vocal. Aussi à l’aise dans la scansion hip hop afro-futuriste que dans le vibrato reggae ou le crooning soulful, Jay Ree ne semble nullement impressionné par son statut de petit nouveau. Sa voix spatiale habite magistralement quatre titres de « Electric Soul », en accord parfait avec celle de l’Américaine Jamika Ajalon, plus charismatique que jamais, qui résonne sur cinq. Et au menu des surprises on découvre également un Winston McAnuff terriblement soul, très très loin de son mythe d’Electric Dread. Et si finalement c’était ce petit détail qui résumait le mieux le nom de cet album ?

steelpulseSTEEL PULSE

Steel Pulse est formé en 1975 par des adolescents lycéens du ghetto d’Handsworth à Birmingham/UK. Leur premier album “Handsworth Revolution”, est le grand succès reggae de l’année 1978. Les albums les plus fameux de Steel Pulse, au sein d’une longue carrière, sont “Babylone Bandit” (qui leur valut un Grammy Award en 1985) , le “Rastafari Centennial live in Paris” & African Holocaust (2004) . Groupe mythique de reggae-roots, Steel Pulse est époustouflant sur scène, mené par la voix charimastique et le message antiraciste très véhément de son leader David Hinds.

INFORMATIONS PRATIQUES

LIEUX :

Le 26 Avril au parc des expositions du chorus à Vannes

Le 27 Avril au parc expositions du Pays de Lorient à Lanester

TARIFS :

Vendredi : 32€ 

Samedi : 32€

Pass 2 jours : 61 €

+ Frais éventuels du point de vente

Tarif étudiant pour le 26/04 : 29 €

POINTS DE VENTE :

Espaces culturels et magasins Leclerc, Carrefour, Géant, Système U, Fnac

www.francebillet.com

 SERVICES SUR PLACE :

Restauration, bar, merchandising, stand de prévention. Parking, Accès aux personnes à mobilité réduite

DÉVELOPPEMENT DURABLE :

Gobelets réutilisables consignés à 1 €, Tri des déchets

Covoiturage : www.covoiturage.fr / agenda.covoiturage.fr

CONTACTS :

Régie Scène

Tél. : 02 98 30 30 15 / Fax : 02 98 30 30 16

Regie-scene.com

Copyright Erwan Raphalen pour Live-On-The-Edge
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