Interview : Michael Jones ( Steves Doupeux)

Steves Doupeux : Michael Jones bonjour, j’ai eu la chance d’assister aux balances, j’ai donc pus constater que vous proposerez ce soir un medley de de l’époque Jean Jacques Goldman. Votre plaisir est il resté intact lorsque vous interprétez ces morceaux ?

 Michael Jones : Reprendre les titres de JJ Goldman est tout récent en fait, c’est la première fois que nous avons intégré ce medley de 10mm à notre répertoire, car j’ai eu beaucoup de demandes. Nous avons enlevé deux chansons qui sont les moins celtiques du répertoire (voir Album Celtic Blues) pour y intégrer ce medley.  Quand au plaisir je suis tellement le nez dans le guidon que non ! Mais ça va venir, le problème c”est que j’ai du mal à apprendre les textes français j’ai du mal à les emmagasiner facilement, je suis donc obligé d’être très concentré! Il y a deux chansons “Elle attend” et “Encore un matin” d’on je me souviens que même Jean jacques avait du mal à les retenir et cela à cause de la similitude de certaines rimes, il faut donc se concentrer sur le sens profond de celui-ci. De plus les arrangements étant différents il faut prendre le temps de trouver ses marques. Le plaisir sera plus évident ensuite.

 S.D : Avez vous une préférence quand à la langue que vous utilisez pour interpréter, mais aussi pour écrire vos propres textes ?

 M.J : C’est plus facile pour moi de chanter en anglais puisque c’est ma langue natale, mais bon ça va je m’en sors. Mon problème avec le français c’est que je mets plus de temps à apprendre les textes c’est moins naturel pour moi. Quant à l’écriture en français, j’essaie de faire une écriture qui s’adapte à mon vocabulaire de façon à ne pas être trop en difficulté, mais lorsque c’est Jean jacques qui écris (2 titres de JJ.G sur Celtic Blues) pour moi j’ai plus de mal.

 S.D : Sur votre dernier album vous avez choisi de faire les textes en anglais et en français, l’album est disponible dans les deux langues ?

 M.J : En fait la version française est disponible en téléchargement lorsque l’on achète la version anglaise (qui contient deux titres en français), mais je me suis aperçus avec le recul que j’avais fait une erreur, j’aurais dû faire l’inverse, mettre la version française en vente et la version anglaise en accès libre. Je pensais que la maison de disque mettrait l’accent sur la version française, mais n’ayant pas les droits dessus ils n’ont pas fait la promotion nécessaire ! C’est nul !

 S.D : Votre album Celtic Blues live est à 4,90e en téléchargement légal. Pourquoi faire le choix du numérique et pourquoi un tarif aussi bas ?

 M.J : L’album Live dans sa version physique est à 10e disponible uniquement sur les concerts, la maison de disque aurait voulu le vendre 20e mais, je trouve que cela est hors de prix. Par contre, effectivement dans sa version numérique il est à moins de 5e, en télévhargement légal bien entendu.            

 S.D : JJ Goldman à écris que pour vous, monter sur scène pourrait ne pas être plus émouvant que cela, mais que lorsque vous y êtes, il suffit de vous écouter jouer pour être convaincu du contraire ! Qu’en est-il ?

M.J : C’est-à-dire que Jean Jacques est quelqu’un très sujet au trac alors que moi non ! Je suis monté pour la première fois sur scène à l’âge de quatre ans et j’ai lu mon premier texte devant un public à l’âge de 11 ans. La scène pour moi est un terrain de jeu ! Ce n’est pas une question d’émotion finalement c’est juste que je suis bien sur scène, je suis dans mon bain, du coup aucune appréhension, le public n’est pas là pour me juger il est là pour prendre plaisir.

S.D : Vous avez fait la Star Académie comme coach puis jury, quel est votre impression sur ces expériences avec le recul ?

 M.J : Je suis passé de coach à Jury, car en tant que coach on attendait de moi que je fasse le spectacle, il aurait fallu que je traite les élèves comme des moins que rien. Les années suivantes, j’ai choisi de n’être que jury, je ne côtoyais plus les élèves je pouvais donc porter un jugement plus “froid” pendant leurs prestations. Je ne regrette pas d’avoir fait cette émission mais je me suis trompé sur le titre, je pensais qu’ils venaient apprendre la musique alors qu’ils venaient apprendre à être des stars ! C’est moi qui me suis trompé, je suis plus à ma place lorsque je participe aux rencontres d’Astaffort.

S.D : Pour Finir Michael, avez vous un projet qui vous tienne à coeur, planqué dans un tiroir et que vous seriez prêt à partager avec les lecteurs de Zoom attitude et Live on the Edge ?

Heuuuu….. Des projets …… Oui ! Je vais bientôt me mettre à la retraite ! Je vais prendre ma retraite en Juillet 2014.

 S.D : Vous êtes précis sur la date !

 M.J : Oui j’y ai droit à cette date, en fait j’ai voulu être honnête et à l’époque de Frédéricks, Goldman, Jones,  j’ai choisi de ne plus être inscrit en tant qu’intermittent du spectacle et du coup j’ai perdu deux années de retraite  j’ai voulu être honnête, mais en France ça se paye ! J’y avais pas pensé à l’époque j’aurais donc ma retraite à 62 ans.

 S.D : Est ce que cela veut dire que l’on ne vous verra plus sur scène ?

 Non, ça veut seulement dire que je n’aurais plus besoin d’être intermittent, je pourrais aller jouer où je veux avec qui je veux et rien que pour le fun ! Voilà mon projet, faire ce que je veux musicalement en tout cas !

 S.D : Plutôt sympa comme projet !

 M.J : Ouai c’est pas mal (Sourire) !

 S.D : Pour finir acceptez vous que je vous prenne en photo pour l’article ?

 M.J : Sans problème et arrête de me vouvoyer, entre musiciens on se dit “tu” hein !

  Merci à Mr Jones, pour sa gentillesse et sa disponibilité.

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