Izia à la Carène

Voilà un concert, qui, dès son annonce, me  fait dire : ” je peux pas le louper celui-là!!”

J’ai pour ma part rencontré cette demoiselle en Juillet 2009 aux vieilles charrues, puis revue à la Carène de Brest quelques mois plus tard. Son talent, sa façon bien personnelle de se donner entièrement sur scène à son public, m’avait à l’époque complètement sidéré. La seule question était, est-ce un coup d’éclat ou pourra-t-elle rééditer cette performance audio et scénique.

En route donc pour la carène, pressé, très pressé même…avec l’intime conviction qu’un très beau moment m’attend.

20h30 : première partie. Je vais être assez bref, Superbravo entre sur scène, une ambiance folk minimaliste envahie la Carène. Armelle Pioline du groupe Holden, s’offre une parenthèse solo et nous permet de découvrir son univers qui laisse à penser que ses inspirations ne peuvent venir que des Velvet underground. Un très joli moment passé en sa présence.

21h30 : la lumière s’estompe à nouveau dans la salle qui s’est remplie très rapidement, une ambiance rock se met en place, çà se recent, et la tension monte très nettement d’un cran dans cette si belle Carène. Ma seule vraie inquiétude, était la bousculade en fosse, mais nous n’étions que deux avec comme d’habitude, cette règle des trois premiers morceaux.

Et soudain, ce que j ‘espérais se réalise: un démarrage tonitruant avec “Top of The World” et ” So Much trouble” ne fait que me convaincre définitivement que nous tenons nous, les français, une pure et vraie rockeuse digne de ce nom. Une dépense d’énergie époustouflante dès le premier titre, dans un noir quasi complet, la demoiselle avec ses deux baguettes, et ses percussions de chaque côté se donne à nouveau comme jamais à son public. Le “So much Trouble” fut tout aussi décapant avec son intro au piano.

 

L’enfant terrible de Mister Jacques a-t-elle changé en deux ans? sûrement plus de maturité dans la voix, qui semble beaucoup moins “criarde” qu’avant. Pour le reste, toujours autant de “putain” sur scène, toujours ce malin plaisir à jouer avec la salle par ses mots, ses jeux de séductions, mais surtout ce fabuleux “smile” qui ne la quittera pas du début jusqu’à la fin de son set. Elle nous fait prendre un pied d’enfer, mais à la voir, nul doute que ce fut réciproque

Les trois premiers titres se terminent et hop, comme par miracle la lumière fû!! Grrrrrrr !! et la communion avec le public va perdurer au même rythme pendant une bonne heure et demie de concert durant laquelle vont se succéder des titres comme : “I can Dance”, “Penicilline”, “Baby”, “Lola”, “That Night”, “She”, “20 Times a Day”, “Life is going down”, “Ihate you”, “Back in Town”, “Let me alone” , “Your love is a gift”

Trois rappels vont suivre, pour terminer tout en douceur sur un “Bastard Song ” solo au synthé, tout en douceur

Elle est partie comme est est venue, dans le noir de la salle.

Je suis rentré comme je suis venu, en me disant que j’avais (et non pas j’allais) passé une “Putain” de bonne soirée!!

 

Toutes les photos : Izia
Remerciements à : Izia / Régie Scène / La Carène / Bleu Citron / Label AZ
Copyright Erwan Raphalen pour Live-On-The-Edge
Please follow and like us:
0
fb-share-icon0
20
fb-share-icon20

Leave a reply

Your email address will not be published.