London Grammar au Sucre (Lyon)

London GrammarC’est à guichets fermés que se produisait London Grammar vendredi au Sucre. Un album à l’ascension fulgurante d’un jeune groupe anglais dont la presse ne fait que des éloges. Il me tardait de les voir sur scène pour les découvrir d’avantage, privilège qui me fut accordé en dernier instant et qui rendait cette soirée plus palpitante.

London GrammarSurpris dès leur entrée sur scène, le groupe affiche une jeunesse haletante , dénuée de toute esbroufe vestimentaire et légèrement intimidée. Seule la scène estampillée à l’effigie de l’album confirme l’identité des membres. Trois notes entamées et l’incroyable voix de Hannah Reid traverse le public et lève le doute sur son identité, timbre chaleureux et puissant, chansonnincarnée émanant d’un corps blême à la chevelure de feu, dont seul le regard vif au rasoir trahit la force tranquille.

Classique instantané, les titres s’enchainent et se révèlent saisissants de présence, renvoyant l’écoute de l’album à une captation artificielle de ce que le groupe nous offre ce soir sur scène,car c’est bien ici la cohérence du groupe à travers le guitariste Daniel Rothman et Dot Major au clavier et un son qui n’a rien d’artificiel que le show prend ici sa dé-mesure.

Quelques mots français lâchés par Dot et une extraordinaire reprise de Blue Hotel en rappel finiront de combler le public chanceux d’avoir pu assister à l’une des rares représentations du groupe en France. Leur retour étant annoncé au Transbordeur en mars, comme au Sucre la neige devrait y fondre rapidement.

Texte et photos: Fabrice Buffart

Remerciements à : London Grammar / Le Sucre (Lyon)

Copyright Fabrice Buffart  pour Live!!

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